LD semaine du 19 au 25 juillet 2009 (Ac 1-9)

LD 17  – Actes des Apôtres (Ac 1-9) – SEMAINE 12

 

« il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus » (Ac 8,35)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

Durant les mois de mai à juillet, nous vous proposons, selon la pédagogie propre de la Lectio Divina, de lire, de méditer, de prier, de contempler, la Parole de Dieu dans la première partie des Actes des Apôtres (les chapitres 1 à 9). Cette lecture nous permet de poursuivre notre Année saint Paul dans laquelle nous sommes entrés depuis juin dernier.

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Mets en nous ta clarté, embrase-nous. En nos cœurs, répands l'amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse ; et donne-nous ta vigueur éternelle  ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 19 JUILLET 2009

  

 Lecture suivie : Ac 8, 26 – 40    « Comprends-tu ce que tu lis ? »

 Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24,25-33) 

Jésus dit aux disciples d’Emmaüs : "O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire?" Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin. Mais ils le pressèrent en disant: "Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme." Il entra donc pour rester avec eux. Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il avait disparu de devant eux. Et ils se dirent l'un à l'autre: "Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Ecritures?"

 

 

 LUNDI 20 JUILLET
 

Lecture suivie : Ac 8, 26 – 40    « Comprends-tu ce que tu lis ? »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Homélies sur la Genèse)

C'est une excellente chose, mes bien-aimés, que la lecture des saintes Ecritures. Elle nous fait connaître la providence d'un Dieu promptement secourable, le courage des justes, la bonté du Seigneur et la grandeur de ses récompenses. Elle excite notre zèle à imiter la sagesse de ces hommes généreux, pour que nous ne faiblissions point dans les efforts qu'exige la vertu, mais pour que nous prenions confiance aux promesses divines, même avant qu'elles soient réalisées. Aussi, je vous en conjure, livrons-nous avec ardeur à la lecture des saintes Ecritures, dont l'étude assidue nous donnera la science céleste. En effet, celui qui s'y applique avec zèle et ferveur ne peut jamais être négligé d'en-haut ; quand même l'instruction humaine nous manquerait, Dieu, descendant dans nos cœurs, illumine notre esprit, éclaire notre raison, nous dévoile ce qui était caché et nous enseigne ce que nous ignorions; il suffit que nous fassions tout ce qui dépend de nous. Cet eunuque de la reine d'Ethiopie, qui voyageait en grande pompe et sur son char, ne négligeait pas cette lecture, même en voyage. Il avait dans ses mains le livre d'un prophète et s'appliquait tout entier à cette lecture sans avoir cependant l'intelligence de ce qu'il lisait; mais comme il apportait tout ce qui dépendait de lui, le zèle, l'ardeur et l’attention, il rencontra un guide spirituel.

 

MARDI 21 JUILLET
 

Lecture suivie : Ac 9, 1 – 19a      « Je suis Jésus que tu persécutes »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul apôtre aux Galates (Ga 1,11-24)

Sachez-le, mes frères, l'Evangile que j'ai annoncé n'est pas à mesure humaine: ce n'est pas non plus d'un homme que je l'ai reçu ou appris, mais par une révélation de Jésus Christ. Vous avez certes entendu parler de ma conduite jadis dans le judaïsme, de la persécution effrénée que je menais contre l'Eglise de Dieu et des ravages que je lui causais, et de mes progrès dans le Judaïsme, où je surpassais bien des compatriotes de mon âge, en partisan acharné des traditions de mes pères. Mais quand Celui qui dès le sein maternel m'a mis à part et appelé par sa grâce daigna révéler en moi son Fils pour que je l'annonce parmi les païens, aussitôt, sans consulter la chair et le sang, sans monter à Jérusalem trouver les apôtres mes prédécesseurs, je m'en allai en Arabie, puis je revins encore à Damas. Ensuite, après trois ans, je montai à Jérusalem rendre visite à Céphas et demeurai auprès de lui quinze jours: je n'ai pas vu d'autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur: et quand je vous écris cela, j'atteste devant Dieu que je ne mens point. Ensuite je suis allé en Syrie et en Cilicie, mais j'étais personnellement inconnu des Eglises de Judée qui sont dans le Christ; on y entendait seulement dire que le persécuteur de naguère annonçait maintenant la foi qu'alors il voulait détruire; et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

 

MERCREDI 22 JUILLET

  

    Lecture suivie : Ac 9, 1 – 19a      « Je suis Jésus que tu persécutes »

   Texte de méditation : BENOÎT XVI (Audience)

La rencontre avec le Christ sur le chemin de Damas a littéralement révolutionné la vie de Paul. Il est donc important que nous nous rendions compte combien Jésus Christ peut avoir une incidence dans la vie d'un homme et donc aussi dans la nôtre. Paul nous aide à comprendre la valeur absolument fondamentale et irremplaçable de la foi. Paul dit avec toute la clarté possible que cette condition de vie ne dépend pas de nos éventuelles œuvres bonnes, mais d'une pure grâce de Dieu : « Il nous donne d'être des justes par sa seule grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus » (Rm 3,24). Par ces mots, saint Paul exprime le contenu fondamental de sa conversion, la direction nouvelle de sa vie résultant de sa rencontre avec le Christ ressuscité. Avant sa conversion, Paul n'avait pas été un homme loin de Dieu et de sa Loi ; au contraire il était un juif observant, d'une observance fidèle jusqu'au fanatisme. Mais à la lumière de sa rencontre avec le Christ, il a compris que par cela il avait cherché à se construire lui-même, à construire sa propre justice, et que toute cette justice était vécue pour lui-même. Il a compris qu'une nouvelle orientation de sa vie était absolument nécessaire. Et cette nouvelle orientation, nous la trouvons exprimée dans ses paroles : « Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Ga 2, 20). Paul, donc, ne vit plus pour lui-même, pour sa propre justice. Il vit du Christ et avec le Christ.

   

JEUDI 23 JUILLET

 

Lecture suivie : Ac 9, 19b – 31  « prêchant avec assurance au nom du Seigneur »

Référence complémentaire : 1ère épître de saint Paul aux Corinthiens (1 Co 9,16-24) 

Annoncer l'Evangile n'est pas pour moi un titre de gloire; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile! Si j'avais l'initiative de cette tâche, j'aurais droit à une récompense; si je ne l'ai pas, c'est une charge qui m'est confiée. Quelle est donc ma récompense? C'est qu'en annonçant l'Evangile, j'offre gratuitement l'Evangile, sans user du droit que me confère l'Evangile. Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait l'esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Je me suis fait Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs; sujet de la Loi avec les sujets de la Loi - moi, qui ne suis pas sujet de la Loi - afin de gagner les sujets de la Loi. Je me suis fait un sans-loi avec les sans-loi - moi qui ne suis pas sans une loi de Dieu, étant sous la loi du Christ - afin de gagner les sans-loi. Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l'Evangile, afin d'en avoir ma part. Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent, mais un seul obtient le prix? Courez donc de manière à le remporter.

 

VENDREDI 24 JUILLET

 

Lecture suivie : Ac 9, 19b – 31  « prêchant avec assurance au nom du Seigneur »

  Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur Paul)

Qu'est-ce que l'homme? Quelle est la noblesse de notre nature? De quelle vertu est capable cette créature vivante? Paul nous l'a montré mieux que n'importe qui. Chaque jour, il montait plus haut, il était animé d'un nouveau courage contre les dangers qui s'élevaient contre lui. Il le disait clairement : Oubliant ce qui est en arrière, et tendu vers l'avant. Alors qu'il s'attendait à la mort, il appelait à partager cette joie : Soyez joyeux et réjouissez-vous avec moi. Exposé aux dangers, aux insultes, et à toute sort d'humiliations, il exulte encore et il écrit aux Corinthiens : C'est pourquoi j'accepte de grand cœur les faiblesses, les insultes, les persécutions. Il appelait cela les armes de la justice et montrait qu'il en recueillait le plus grand fruit. Il échappait de toutes parts à ses ennemis. Accablé de coups, d'insultes, d'outrages, il célébrait une sorte de triomphe continuel partout il érigeait des trophées, il s'en glorifiait et il en rendait grâce à Dieu, en disant: Rendons grâce à Dieu qui nous emmène en tout temps dans son triomphe. Il recherchait la honte et les insultes que lui valait sa prédication, plus que nous ne recherchons les honneurs; la mort, plus que nous la vie; la pauvreté, plus que nous la richesse ; les labeurs, plus que d'autres le repos. Une seule chose lui paraissait à redouter et à fuir: offenser Dieu, et rien d'autre. De même rien ne lui paraissait à désirer que de plaire à Dieu. Ce qu'il tenait pour supérieur à tout, c'était l'amour du Christ; avec cela, il estimait qu'il était le plus heureux des hommes.

 

SAMEDI 25 JUILLET

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.