LD semaine du 20 au 26 décembre 2009 (Is 49 à 55)

LD 20  – Livre d'Isaïe (Is 49 à 55) – SEMAINE 4

 

« pour que je sache apporter à l’épuisé une parole de réconfort » (Is 50, 4)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : «  Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi   ».

 

◊  Lire avec attention le texte proposé pour la journée. L'accueillir comme notre nourriture du jour, le prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2009

  

 Lecture suivie : Is 50, 1 – 11  « Il est proche, celui qui me rend juste »

    Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 8, 28 – 39) 

Nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein. Car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères; et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dire après cela? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur? Qui se fera l'accusateur de ceux que Dieu a élus? C'est Dieu qui justifie. Qui donc condamnera? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je? Ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous? Qui nous séparera de l'amour du Christ? La tribulation, l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive? Selon le mot de l'Ecriture: A cause de toi, l'on nous met à mort tout le long du jour; nous avons passé pour des brebis d'abattoir. Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. 

 

 LUNDI 21 DÉCEMBRE
 


Lecture suivie : Is 50, 1 – 11  « Le Seigneur m’a donné une langue de disciple »

Texte de méditation : SAINT COLOMBAN (Instruction)

 Moïse a écrit dans la Loi : « Dieu fit l'homme à son image et à sa ressemblance » (Gn 1,26). A nous donc de refléter pour notre Dieu, pour notre Père, l'image de sa sainteté. Ne soyons pas les peintres d'une image étrangère. Et pour que nous n'introduisions pas en nous l'image de l'orgueil, laissons le Christ peindre en nous son image. Il l'a peinte lorsqu'il a dit : « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix ». Mais à quoi nous sert-il de savoir que cette paix est bonne, si nous ne veillons pas sur elle ? Ce qui est très bon est habituellement très fragile ; et les biens précieux réclament de plus grands soins et une garde plus vigilante. Très fragile est la paix qui peut être perdue par une parole légère ou une petite blessure faite à un frère. Or, rien ne plaît davantage aux hommes que de parler hors de propos et de s'occuper de ce qui ne les regarde pas, de proférer de vains discours et de critiquer les absents. Dès lors, que ceux qui ne peuvent pas dire : « Le Seigneur m'a donné la langue d'un disciple pour que je sache réconforter par la parole celui qui est abattu » (Is 50,4), que ceux-là se taisent ou, s'ils disent un mot, que ce soit un mot de paix. « La plénitude de la loi, c'est l'amour » (Rm 13,8). Que daigne nous l'inspirer notre bon Seigneur et Sauveur Jésus Christ, l'auteur de la paix et le Dieu de l'amour.

 

                               
MARDI 22 DÉCEMBRE
 
 

Lecture suivie : Is 51, 1 – 11       « Regardez le rocher d’où l’on vous a taillés »

Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 11, 8 – 19)

Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis. C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables. C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie. Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville. Par la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac, et c'est son fils unique qu'il offrait en sacrifice, lui qui était le dépositaire des promesses, lui à qui il avait été dit: C'est par Isaac que tu auras une postérité. Dieu, pensait-il, est capable même de ressusciter les morts; c'est pour cela qu'il recouvra son fils, et ce fut un symbole.

 

 

            

MERCREDI 23 DÉCEMBRE

  

    Lecture suivie : Is 51, 1 – 11       « Regardez le rocher d’où l’on vous a taillés »

   Texte de méditation : PAUL CLAUDEL (Virgo paritura)

L’annonce de la naissance de l’Emmanuel (cf. Is 7) n’a servi qu’à faire figure de signe et de garantie authentique et par devant témoins de la naissance surnaturelle qui doit donner à l’Eternel un fils entre les hommes. Car Moi qui fais enfanter les autres, est-ce que je n’enfanterai pas ? dit le Seigneur. Moi qui donne la génération aux autres, est-ce que Je demeurerai stérile ? dit le Seigneur Dieu (Is 66,9).  Dès que le prophète annonce l’événement, c’est comme si déjà il s’était produit. Avant qu’elle fût en travaille, elle a enfanté ; avant que vînt son part, elle a enfanté un mâle (Is 66,7). Qui a jamais entendu pareille chose ? qui a jamais rien vu de semblable ? Est-ce que la terre enfantera en un seul jour ? ou que tout un peuple sera engendré d’un seul coup ? Car Sion à peine en travail a enfanté ses fils (ibid.). Paroles vraiment pleines de grâce et qui ne s’adressent pas seulement aux enfants d’Abraham, ni même à la colombe de Nazareth, mais à nous-mêmes au travers de tous les siècles ! Car en enfantant le Christ, c’est nous-mêmes, qui faisons partie de Sa chair et de Son âme dans l’unité de l’Eglise, à qui une Vierge a donné le jour. C’est nous en elle que les générations avant elle qui la déclarent bienheureuse (Lc 1,48), avaient préparés. C’est de nous qu’il s’agissait lors de cette double mission du prophète et de l’ange. Faites attention à la pierre où vous avez été taillés, à la carrière d’où vous avez été extraits ; faites attention à Abraham votre père et à Sara qui vous a enfantés (Is 51,1-2). C’est elle qui nous a enfantés et nourris, c’est cette Vierge, notre Mère, au sein de qui nous avons puisé le beurre et le miel, jusqu’à ce que nous sachions réprouver le mal et choisir le bien (Is 7,15).

 

JEUDI 24 DÉCEMBRE

 

Lecture suivie : Is 51, 12 – 23   « C’est moi, je suis celui qui vous console »

    Référence complémentaire : Evangile selon saint Matthieu (Mt 11, 25 – 30) :

En ce temps-là Jésus prit la parole et dit: "Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits.

Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.

Tout m'a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.

"Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai.

Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.

Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger."

          
VENDREDI 25 DÉCEMBRE – NATIVITÉ DU SEIGNEUR

 

Lecture suivie : Is 51, 12 – 23   « C’est moi, je suis celui qui vous console »

  Texte de méditation : SAINT LÉON LE GRAND (Sermon pour Noël)

Notre Sauveur, frères bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous. La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie qui détruit la crainte de la mort et nous comble de la joie que donne la promesse de l’éternité. Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse. Un seul et même motif de joie est commun à tous ; car notre Seigneur, en venant détruire le péché et la mort, n’a trouvé personne qui fût libre de la faute et il est venu libérer tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche de la victoire. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. Quand vint, en effet, la plénitude des temps disposée par l’insondable profondeur du conseil divin, le Fils de Dieu assuma la nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur ; ainsi le diable, inventeur de la mort, allait être vaincu par la nature même que d’abord il avait vaincue. A la naissance du Seigneur, les anges bondissent de joie et chantent : Gloire à Dieu dans les hauteurs ; ils annoncent : Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime. Ils voient en effet la Jérusalem céleste qui se construit avec toutes les nations du monde. Combien la pauvre humanité doit-elle se réjouir devant cette œuvre inouïe de la bonté divine, puisque celle-ci inspire une telle joie à la nature sublime des anges eux-mêmes. Rendons grâce, par conséquent, frères bien-aimés, à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint ; car dans sa grande miséricorde et son amour pour nous, il nous a pris en pitié, et, alors que nous étions morts des suites de nos fautes, il nous a rendu la vie dans le Christ (Eph. 2,5) pour nous façonner et nous créer à nouveau.

 

SAMEDI 26 DÉCEMBRE – OCTAVE DE NOËL

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.