LD semaine du 12 au 18 septembre 2010 (Lc 9 à 14)

 

LD 25  – Evangile selon saint Luc (9 à 14) – SEMAINE 6

 

« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Lc 14,35)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention le texte proposé pour la journée. L'accueillir comme notre nourriture du jour, le prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; Mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 


 


 

 

DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 2010

             

 

 Lecture suivie : Lc 11, 14 – 26       « le royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous »

    Référence complémentaire : Apocalypse de saint Jean (Ap 12, 7 – 12) 

Il y eut une bataille dans le ciel: Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui. Et j'entendis une voix clamer dans le ciel: "Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Mais eux l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir. Soyez donc dans la joie, vous, les cieux et leurs habitants. Malheur à vous, la terre et la mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés."

 

 

LUNDI 13 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Lc 11, 14 – 26       « qui n’est pas avec moi est contre moi »

Texte de méditation : SAINTE THÉRÈSE-BÉNÉDICTE DE LA CROIX (La Crèche…)

L'enfant de la crèche est le Roi des rois, celui qui règne sur la vie et la mort. Il dit : « Suis-moi », et qui n'est pas pour lui est contre lui (Lc 11,23). Il le dit aussi pour nous et nous place devant le choix entre lumière et ténèbres. Nous ignorons où l'Enfant divin veut nous conduire sur cette terre, et nous n'avons pas à le demander avant le temps. Tout ce que nous savons, c'est que pour ceux qui aiment le Seigneur toute chose aboutit au bien (Rm 8,28), et que les chemins tracés par le Seigneur mènent au-delà de cette terre. En prenant un corps, le Créateur du genre humain nous offre sa divinité. Dieu s'est fait homme pour que les hommes puissent devenir fils de Dieu. « O admirable échange ! » C'est pour cette œuvre que le Sauveur est venu dans le monde. Un d'entre nous avait rompu le lien de notre filiation à Dieu ; l'un d'entre nous devait le renouer et expier la faute. Aucun rejeton de la vieille souche, malade et dégénérée, n'aurait pu le faire ; il fallait que sur ce tronc soit greffé un plant nouveau, sain et noble. Il est ainsi devenu l'un de nous et en même temps plus que cela : un avec nous. C'est bien là ce qu'il y a de merveilleux dans le genre humain : que nous soyons tous un. Il est venu pour former avec nous un corps mystérieux : lui le Chef, la tête, et nous ses membres (Ep 5,23.30). Si nous acceptons de mettre nos mains dans celles de l'Enfant divin, si nous répondons « Oui » à son « Suis-moi », alors nous sommes siens et la voie est libre pour que passe en nous sa vie divine. Tel est le commencement de la vie éternelle en nous.

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MARDI 14 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Lc 11, 27 – 36       « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 38 – 55)

Marie dit à l’ange : "Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole!" Et l'ange la quitta. En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit: "Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!" Marie dit alors: "Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, -- selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais!"

 

 

MERCREDI 15 SEPTEMBRE

 

 

    Lecture suivie : Lc 11, 27 – 36       « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu »

   Texte de méditation : BENOÎT XVI (Angelus)

«Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et l'observent» (Lc 11, 28). Jésus connaissait bien sa Mère! Il savait qu'elle écoutait la Parole de Dieu «avec un coeur noble et généreux» (Lc 8, 15). Il savait qu'Elle la gardait «fidèlement» (cf. Lc 2, 51) dans son coeur (cf. Lc 2, 19) et réfléchissait sur son sens (cf. Lc 1, 29). Elle, la Mère du Fils de Dieu, a totalement uni sa vie à la fidélité à la Parole de Dieu. Elle était sans cesse à l'écoute de Dieu, elle méditait les paroles et les événements, en accueillant cette Révélation de tout son être dans l'«obéissance à la foi». Le premier et le plus parfait des fruits de ce don à la Parole de Dieu fut sa maternité virginale. Elle accueillit avec foi le Verbe éternel, qui à travers l'Esprit Saint se fit chair en elle pour le salut de l'homme. Obéissant à la volonté du Père, elle fut pour le fils de Dieu non seulement une mère et une protectrice, mais également une fidèle collaboratrice dans l'œuvre de la Rédemption. Nous fixons incessamment le regard sur son exemple, priant afin qu'Elle - Guide de la foi - nous enseigne à écouter et à observer chaque parole que Dieu nous adresse. Bienheureux en effet ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent (cf. Lc 11, 28). Que la bénédiction qui s'est posée sur Marie descende sur nous! Afin que nous aussi, écoutant et observant la Parole de Dieu, comme Marie, devenions témoins de Dieu, qui est amour!

 

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JEUDI 16 SEPTEMBRE

 

 

Lecture suivie: Lc 11, 37-54     Malheur à vous qui avez ôté la clef de la connaissance

    Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 5, 18 – 24) :

Malheur à qui tire la faute avec les liens de la tromperie, et le péché comme avec un trait de chariot; à ceux qui disent: "Qu'il fasse vite, qu'il hâte son œuvre, pour que nous la voyions; que s'approche et se réalise le projet du Saint d'Israël, que nous le reconnaissions." Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer. Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux et s'estiment intelligents. Malheur à ceux qui sont des héros pour boire du vin et des champions pour mélanger la boisson, qui acquittent le coupable pour un pot-de-vin, et refusent au juste la justice. Oui, comme la flamme dévore la paille, comme le foin s'enflamme et disparaît, leur racine ressemblera à de la pourriture, leur bourgeon sera emporté comme la poussière. Car ils ont rejeté la loi du Seigneur Sabaot, ils ont méprisé la parole du Saint d'Israël.

 

 

 VENDREDI 17 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Lc 11, 37 – 54    « Malheur à vous qui avez ôté la clef de la connaissance »

  Texte de méditation : SAINT SYMÉON (Catéchèses)

Le Christ dit aux docteurs de la Loi : « Malheureux êtes-vous parce que vous avez enlevé la clef de la connaissance » (Lc 11,52). Qu'est-ce que la clef de la connaissance sinon la grâce du Saint Esprit donnée par la foi, qui par l'illumination produit la pleine connaissance, et qui ouvre notre esprit fermé et voilé ? Et je dirai encore : la porte, c'est le Fils : « Je suis la porte », dit-il. La clef de la porte, l'Esprit Saint : « Recevez l'Esprit Saint, dit-il ; ceux à qui vous remettez les péchés, ils leur sont remis, ceux à qui vous les retenez, ils sont retenus ». La maison, c'est le Père : « Car dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ». Fais donc soigneusement attention au sens spirituel de ces paroles. Si la porte ne s'ouvre pas, personne n'entre dans la maison du Père, comme dit le Christ : « Personne ne vient au Père, sinon par moi ». Or, que l'Esprit Saint le premier ouvre notre esprit et nous enseigne ce qui concerne le Père et le Fils, c'est encore lui qui l'a dit : « Quand viendra l'Esprit de vérité qui procède du Père, il témoignera à mon sujet, et il vous guidera dans la vérité tout entière ». Tu vois comment, par l'Esprit ou plutôt dans l'Esprit, le Père et le Fils se donnent à connaître inséparablement. En effet, si on appelle clef le Saint Esprit, c'est que par lui et en lui d'abord nous avons l'esprit éclairé et, purifiés, nous sommes illuminés de la lumière de la connaissance et baptisés d'en haut, régénérés et rendus enfants de Dieu, comme dit Paul : « L'Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables », et encore : « Dieu a donné son Esprit en nos cœurs, qui crie : ‘ Abba, Père ' ». C'est donc lui qui nous montre la porte, porte qui est lumière, et la porte nous apprend que celui qui habite dans la maison est lui aussi lumière inaccessible.

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SAMEDI 18 SEPTEMBRE

 

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI : 

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA 

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

  Cela nous permettra de vivre cette journée de lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit-Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.