LD semaine du 29 août au 4 septembre 2010 (Lc 9 à 14)

 

LD 25  – Evangile selon saint Luc (9 à 14) – SEMAINE 4

 

« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Lc 14,35)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention le texte proposé pour la journée. L'accueillir comme notre nourriture du jour, le prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; Mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 


 


DIMANCHE 29 AOÛT 2010

             

 Lecture suivie : Lc 9, 51 – 62      « Jésus dit : ‘suis-moi’ »

    Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 11, 8 – 16) 

Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis. C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables... C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie. Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville.

 

 

 

LUNDI 30 AOÛT

 

Lecture suivie : Lc 9, 51 – 62      « Jésus dit : ‘suis-moi’ »

Texte de méditation : CARDINAL MARTINI (L’évangélisateur en saint Luc)

 L’exégèse est à peu près d’accord pour admettre au chapitre 9 une division importante qui commence au v. 51. A ce moment commence le voyage de Jésus vers Jérusalem. C’est une séquence que l’on trouve seulement chez Luc : l’évangéliste y a condensé tout un relevé des paroles et des actes de Jésus particulièrement intéressants. Cette partie (chap. 9 à 18) pourrait recevoir comme titre : « la formation de l’évangélisateur proprement dit ». A ce stade du récit, les miracles de Jésus deviennent moins nombreux. Au contraire il parle davantage, et surtout pour instruire les Douze, aux évangélisateurs. Jésus consacre particulièrement son temps à ses compagnons, afin de leur donner une formation spéciale. Jésus y parle d’une manière assez différente de ses prédications précédentes : en fait ce sont les paroles les plus dures et les plus intransigeantes de l’Evangile. Ces paroles s’adressent à ceux qui ont déjà reçu une certaine formation spirituelle. Parmi les thèmes abordés dans cette partie, il y a la formation au détachement et à la liberté du cœur. Celui qui marche à la suite de Jésus se trouve amené à se libérer le cœur, à ne plus s’attacher à quoi que ce soit qui pourrait le distraire de son idéal : le gain, l’intérêt, le souci de  faire carrière, les préoccupations personnelles. Par des paroles énergiques, Jésus rappelle cette nécessité d’un cœur libre et détaché.

 

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MARDI 31 AOÛT

 

Lecture suivie : Lc 10, 1 – 16           « Jésus les envoya deux par deux en avant de lui »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 40, 1 – 11)

"Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu, parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui que son service est accompli, que sa faute est expiée, qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour tous ses péchés." Une voix crie : "Dans le désert, frayez le chemin du Seigneur ; dans la steppe, aplanissez une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit comblée, toute montagne et toute colline abaissées, que les lieux accidentés se changent en plaine et les escarpements en large vallée ; alors la gloire du Seigneur se révélera et toute chair, d'un coup, la verra, car la bouche du Seigneur a parlé." Une voix dit : "Crie", et je dis : "Que crierai-je"  --  "Toute chair est de l'herbe et toute sa grâce est comme la fleur des champs. L'herbe se dessèche, la fleur se fane, quand le souffle du Seigneur passe sur elles ; (oui, le peuple, c'est de l'herbe) l'herbe se dessèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais." Monte sur une haute montagne, messagère de Sion; élève et force la voix, messagère de Jérusalem; élève la voix, ne crains pas, dis aux villes de Juda: "Voici votre Dieu!" Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance, son bras assure son autorité; voici qu'il porte avec lui sa récompense, et son salaire devant lui. Tel un berger il fait paître son troupeau, de son bras il rassemble les agneaux, il les porte sur son sein, il conduit doucement les brebis mères. 

 

 MERCREDI 1er SEPTEMBRE

 

    Lecture suivie : Lc 10, 1 – 16           « Jésus les envoya deux par deux en avant de lui »

   Texte de méditation : SAINT GRÉGOIRE LE GRAND (Homélies sur l’Evangile)

      Notre Seigneur et Sauveur, frères très chers, nous instruit tantôt par ses paroles, tantôt par ses actions. Ses actions elles-mêmes sont des commandements, parce que, lorsqu'il fait quelque chose sans rien dire, il nous montre comment nous devons agir. Voici donc qu'il envoie ses disciples en prédication deux par deux, parce que les commandements de la charité sont deux : l'amour de Dieu et du prochain. Le Seigneur envoie prêcher ses disciples deux par deux pour nous suggérer, sans le dire, que celui qui n'a pas la charité envers autrui ne doit absolument pas entreprendre le ministère de la prédication. Il est fort bien dit qu'« il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et les localités où lui-même devait aller » (Lc 10,1). En effet, le Seigneur vient après ses prédicateurs, parce que la prédication est un préalable ; le Seigneur vient habiter notre âme lorsque les paroles d'exhortation sont venues en avant-coureur et font accueillir la vérité dans l'âme. C'est pourquoi Isaïe dit aux prédicateurs : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez les sentiers de notre Dieu » (40,3). Et le psalmiste leur dit aussi : « Frayez la route à celui qui monte au couchant » (Ps 67,5). Le Seigneur monte au couchant parce que, s'étant couché par sa Passion, il s'est manifesté avec une plus grande gloire dans sa résurrection. Il est monté au couchant, parce que, en ressuscitant, il a foulé aux pieds la mort qu'il avait subie. Nous frayons donc la route à celui qui monte au couchant lorsque nous prêchons sa gloire à vos âmes, afin que, venant ensuite, il les éclaire par la présence de son amour.

 

JEUDI 2 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Lc 10, 17 – 24      « je te bénis, Père, de l’avoir révélé aux tout-petits »

    Référence complémentaire : Epitre de saint Paul aux Corinthiens (1 Co 1,22 à 2,5) :

Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. Aussi bien, frères, considérez votre appel: il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés. Mais ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu. Car c'est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption, afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur. Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. 

 

 

VENDREDI 3 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Lc 10, 17 – 24      « je te bénis, Père, de l’avoir révélé aux tout-petits »

  Texte de méditation : SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT-JÉSUS (Histoire d’une âme)

O Verbe Divin, c'est toi l'Aigle adoré que j'aime et qui m'attire, c'est toi qui t'élançant vers la terre d'exil as voulu souffrir et mourir afin d'attirer les âmes jusqu'au sein de l'Éternel Foyer de la Trinité Bienheureuse. Jésus, je suis trop petite pour faire de grandes choses et ma folie à moi, c'est d'espérer que ton Amour m'accepte comme victime. Ma folie consiste à supplier les Aigles mes frères, de m'obtenir la faveur de voler vers le Soleil de l'Amour avec les propres ailes de l'Aigle Divin Dt 32,10-11. Aussi longtemps que tu le voudras, ô mon Bien Aimé, ton petit oiseau restera sans forces et sans ailes, toujours il demeurera les yeux fixés sur toi, il veut être fasciné par ton regard divin, il veut devenir la proie de ton Amour. Un jour, j'en ai l'espoir, Aigle Adoré, tu viendras chercher ton petit oiseau, et remontant avec lui au Foyer de l'Amour, tu le plongeras pour l'éternité dans le brûlant Abîme de Cet Amour auquel il s'est offert en victime. O Jésus! que ne puis-je dire à toutes les petites âmes combien ta condescendance est ineffable. Je sens que si par impossible tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s'abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie. Lc 10,21 Mais pourquoi désirer communiquer tes secrets d'amour, ô Jésus, n'est-ce pas toi seul qui me les as enseignés et ne peux-tu pas les révéler à d'autres? Oui je le sais, et je te conjure de le faire, je te supplie d'abaisser ton regard divin sur un grand nombre de petites âmes.

 

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SAMEDI 4 SEPTEMBRE



PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI : 

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA 

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

  Cela nous permettra de vivre cette journée de lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit-Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.