LD semaine du 22 au 28 novembre 2009 (Mc 1-7)

LD 19  – Evangile selon saint Marc (Mc 1-7) – SEMAINE 9

 

« que celui qui a des oreilles pour entendre, entende » (Mc 7, 16)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : «Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as confié à saint Marc la mission de proclamer la Bonne Nouvelle, 
accorde-nous de si bien profiter de son enseignement 
que nous marchions sur les traces du Christ. 
Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, 
maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »


 

 


DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2009

  

 Lecture suivie : Mc 6, 45 – 56  « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte »

    Référence complémentaire : Livre de l’Exode (Ex 15, 6 – 19) 

Ta droite, Yahvé, s'illustre par sa force, ta droite, Yahvé, taille en pièces l'ennemi. Par l'excès de ta majesté, tu renverses tes adversaires, tu déchaînes ta colère, elle les dévore comme du chaume. Au souffle de tes narines, les eaux s'amoncelèrent, les flots se dressèrent comme une digue, les abîmes se figèrent au cœur de la mer. L'ennemi s'était dit: Je poursuivrai, j'atteindrai, je partagerai le butin, mon âme s'en gorgera, je dégainerai mon épée, ma main les supprimera. Tu soufflas de ton haleine, la mer les recouvrit, ils s'enfoncèrent comme du plomb dans les eaux formidables. Qui est comme toi parmi les dieux, Yahvé? Qui est comme toi illustre en sainteté, redoutable en exploits, artisan de merveilles? Tu étendis ta droite, la terre les engloutit. Ta grâce a conduit ce peuple que tu as racheté, ta force l'a guidé vers ta sainte demeure. Les peuples ont entendu, ils frémissent, des douleurs poignent les habitants de Philistie. Alors sont bouleversés les chefs d'Edom, les princes de Moab, la terreur s'en empare, ils titubent, tous ceux qui habitent Canaan. Sur eux s'abattent terreur et crainte, la puissance de ton bras les laisse pétrifiés, tant que passe ton peuple, Yahvé, tant que passe ce peuple que tu t'es acheté. Tu les amèneras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, lieu dont tu fis, Yahvé, ta résidence, sanctuaire, Seigneur, qu'ont préparé tes mains. Yahvé régnera pour toujours et à jamais." Car lorsque la cavalerie de Pharaon avec ses chars et ses cavaliers était entrée dans la mer, Yahvé avait fait refluer sur eux les eaux de la mer, alors que les Israélites avaient marché à pied sec au milieu de la mer.

 

 

 LUNDI 23 NOVEMBRE
 


Lecture suivie : Mc 6, 45 – 56  « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte »

Texte de méditation : SAINT FRANÇOIS DE SALES (Lettres)

 Les navires ont tous une boussole, laquelle étant touchée de l'aimant regarde toujours l'étoile polaire, et encore que la barque s'en aille du côté du midi, La boussole ne laisse pourtant pas de regarder toujours à son nord. Ainsi, que la fine pointe de l'esprit regarde toujours à son Dieu, qui est son nord. Vous allez prendre la haute mer du monde ; ne changez pas pour cela de patron [cadran], ni de mât, ni de voile, ni d'ancre, ni de vent. Ayez toujours Jésus Christ pour patron, sa croix pour arbre, sur lequel vous étendez vos résolutions en guise de voile ; que votre ancre soit une profonde confiance en lui, et allez à la bonne heure. Veuille à jamais le vent propice des inspirations célestes enfler de plus en plus les voiles de votre vaisseau et vous faire heureusement surgir au port de la sainte éternité. Que tout se renverse sens dessus dessous, je ne dis pas seulement autour de nous, mais je dis en nous, c'est-à-dire que notre âme soit triste, joyeuse, en douceur, en amertume, en paix, en trouble, en clarté, en ténèbres, en tentations, en repos, en goût, en dégoût, en sécheresse, en tendreté, que le soleil la brûle ou que la rosée la rafraîchisse, ah, il faut pourtant qu'à jamais et toujours la pointe de notre cœur, notre esprit, notre volonté supérieure, qui est notre boussole, regarde incessamment et tende perpétuellement à l'amour de Dieu.   

                          
MARDI 24 NOVEMBRE
 
 

Lecture suivie : Mc 7, 1 – 13       « leur cœur est loin de moi »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 29, 13 – 24)

Le Seigneur a dit: Parce que ce peuple est près de moi en paroles et me glorifie de ses lèvres, mais que son cœur est loin de moi et que sa crainte n'est qu'un commandement humain, une leçon apprise, eh bien! voici que je vais continuer à étonner ce peuple par des prodiges et des merveilles; la sagesse des sages se perdra et l'intelligence des intelligents s'envolera. Malheur à ceux qui se terrent pour dissimuler à Yahvé leurs desseins, qui trament dans les ténèbres leurs actions et disent: "Qui nous voit? Qui nous connaît?" Quelle perversité! Le potier ressemble-t-il à l'argile pour qu'une œuvre ose dire à celui qui l'a faite: "Il ne m'a pas faite", et un pot à son potier: "Il ne sait pas travailler?" N'est-il pas vrai que dans peu de temps le Liban redeviendra un verger, et le verger fera penser à une forêt? En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre et, délivrés de l'ombre et des ténèbres, les yeux des aveugles verront. Les malheureux trouveront toujours plus de joie en Yahvé, les plus pauvres des hommes exulteront à cause du Saint d'Israël. Car le tyran ne sera plus, le moqueur aura disparu, tous les veilleurs infâmes auront été retranchés: ceux dont la parole porte condamnation, ceux qui tendent un piège à celui qui juge à la porte, et sans raison font débouter le juste. C'est pourquoi, ainsi parle Yahvé, Dieu de la maison de Jacob, lui qui a racheté Abraham: Désormais Jacob ne sera plus déçu, désormais son visage ne blêmira plus, car lorsqu'il verra ses enfants, l'œuvre de mes mains, chez lui, il sanctifiera mon nom, il sanctifiera le Saint de Jacob, il redoutera le Dieu d'Israël. Les esprits égarés apprendront l'intelligence, et ceux qui murmurent recevront l'instruction. 

 

MERCREDI 25 NOVEMBRE

  

    Lecture suivie : Mc 7, 1 – 13       « leur cœur est loin de moi »

   Texte de méditation : SAINT CLÉMENT DE ROME (Ep. aux Corinthiens)

 Il est juste et saint, frères, d'obéir à Dieu plutôt que de suivre les agitateurs orgueilleux... Attachons-nous à ceux qui avec piété mettent la paix en pratique, non à ceux qui feignent de vouloir la paix. Il est dit quelque part en effet : « Ce peuple m'honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi » ( Is 29, 13; Mc 7, 6 ). Et encore :  « De bouche ils bénissaient, mais de cœur ils maudissaient » (Ps 61,5). Et encore : « Ils l'ont aimé de bouche, et de langue ils lui ont menti ; leur cœur n'a pas été droit avec lui et ils ne sont pas restés fidèles à son alliance » (Ps 77,36). Le Christ appartient en effet à ceux qui sont humbles de cœur, non à ceux qui s'élèvent au-dessus de son troupeau. Le sceptre de la majesté de Dieu (cf He 1,8), le Seigneur Jésus Christ, n'est pas venu accompagné de la fierté et de l'orgueil -- et pourtant il le pouvait -- mais avec l'humilité du cœur, comme l'Esprit Saint l'avait dit de lui : « Qui a cru à notre parole ? et le bras du Seigneur à qui a-t-il été révélé ? Nous l'avons annoncé comme un petit enfant, comme une racine en terre aride. Il n'avait ni beauté, ni éclat ; nous l'avons vu... mais son aspect était méprisable » (Is 53,1-3). Vous voyez, bien-aimés, quel est le modèle qui vous a été donné. Si le Seigneur s'est ainsi humilié, que devons-nous faire, nous à qui il donne de marcher sous le joug de sa grâce ?

 

JEUDI 26 NOVEMBRE

 

Lecture suivie : Mc 7, 14 – 23   « rien d’extérieur ne souille l’homme »

    Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Colossiens (Col 2, 13 à 3, 1)

Vous qui étiez morts du fait de vos fautes et de votre chair incirconcise, le Christ vous a fait revivre avec lui! Il nous a pardonné toutes nos fautes! Il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire; il l'a supprimée en la clouant à la croix. Il a dépouillé les Principautés et les Puissances et les a données en spectacle à la face du monde, en les traînant dans son cortège triomphal. Dès lors, que nul ne s'avise de vous critiquer sur des questions de nourriture et de boisson, ou en matière de fêtes annuelles, de nouvelles lunes ou de sabbats. Tout cela n'est que l'ombre des choses à venir, mais la réalité, c'est le corps du Christ. Que personne n'aille vous en frustrer, en se complaisant dans d'humbles pratiques, dans un culte des anges : celui-là donne toute son attention aux choses qu'il a vues, bouffi qu'il est d'un vain orgueil par sa pensée charnelle, et il ne s'attache pas à la Tête dont le Corps tout entier reçoit nourriture et cohésion, par les jointures et ligaments, pour réaliser sa croissance en Dieu. Du moment que vous êtes morts avec le Christ aux éléments du monde, pourquoi vous plier à des ordonnances comme si vous viviez encore dans ce monde? "Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas", tout cela pour des choses vouées à périr par leur usage même! Voilà bien les prescriptions et doctrines des hommes! Ces sortes de règles peuvent faire figure de sagesse par leur affectation de religiosité et d'humilité qui ne ménage pas le corps; en fait elles n'ont aucune valeur pour l'insolence de la chair. Du moment donc que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez  les choses d'en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu.
 
VENDREDI 27 NOVEMBRE

 

Lecture suivie : Mc 7, 14 – 23   « rien d’extérieur ne souille l’homme »

  Texte de méditation : CATÉCHISME DE L’EGLISE CATHOLIQUE

Jésus est apparu aux yeux des Juifs et de leurs chefs spirituels comme un "rabbi". Il a souvent argumenté dans le cadre de l'interprétation rabbinique de la Loi. Mais en même temps, Jésus ne pouvait que heurter les docteurs de la Loi car il ne se contentait pas de proposer son interprétation parmi les leurs, "il enseignait comme quelqu'un qui a autorité et non pas comme les scribes" (Mt 7,28-29). En lui, c'est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moïse la Loi écrite qui se fait entendre de nouveau sur la Montagne des Béatitudes (cf. Mt 5,1). Elle n'abolit pas la Loi mais l'accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime: "Vous avez appris qu'il a été dit aux ancêtres ... moi je vous dis" (Mt 5,33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines "traditions humaines" (Mc 7,8) des Pharisiens qui "annulent la Parole de Dieu" (Mc 7,13). Allant plus loin, Jésus accomplit la Loi sur la pureté des aliments, si importante dans la vie quotidienne juive, en dévoilant son sens "pédagogique" (cf. Ga 3,24) par une interprétation divine: "Rien de ce qui pénètre du dehors dans l'homme ne peut le souiller... - ainsi il déclarait purs tous les aliments - ... Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme. Car c'est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers" (Mc 7,18-21). En délivrant avec autorité divine l'interprétation définitive de la Loi, Jésus s'est trouvé affronté à certains docteurs de la Loi qui ne recevaient pas son interprétation de la Loi garantie pourtant par les signes divins qui l'accompagnaient (cf. Jn 5,36 Jn 10,25 Jn 10,37-38 Jn 12,37).

 

SAMEDI 28 NOVEMBRE

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.

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