LD semaine du 5 au 11 juillet 2009 (Ac 1-9)

LD 17  – Actes des Apôtres (Ac 1-9) – SEMAINE 10

 

« la Parole de Dieu croissait » (Ac 6,7)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

Durant les mois de mai à juillet, nous vous proposons, selon la pédagogie propre de la Lectio Divina, de lire, de méditer, de prier, de contempler, la Parole de Dieu dans la première partie des Actes des Apôtres (les chapitres 1 à 9). Cette lecture nous permet de poursuivre notre Année saint Paul dans laquelle nous sommes entrés depuis juin dernier.

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Mets en nous ta clarté, embrase-nous. En nos cœurs, répands l'amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse ; et donne-nous ta vigueur éternelle  ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 5 JUILLET 2009

  

 Lecture suivie : Ac 5, 34 – 42    « tout joyeux d’avoir subi des outrages pour le Nom »

    Référence complémentaire : Evangile selon saint Matthieu (Mt 5, 3 – 16) 

Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux, car ils posséderont la terre.
Heureux les affligés, car ils seront consolés.
Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux: c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers. "Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s'affadir, avec quoi le salera-t-on? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. "Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne se peut cacher, qui est sise au sommet d'un mont. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux.

 

 LUNDI 6 JUILLET

 

Lecture suivie : Ac 5, 34 – 42    « tout joyeux d’avoir subi des outrages pour le Nom »

Texte de méditation : SAINT BERNARD (Sermon pour la Pentecôte)

Dans les premiers temps, l'Esprit Saint vint sur les apôtres sous la forme de langues de feu, afin qu'ils parlent dans la langue de tous les peuples des paroles de feu, et qu'ils annoncent avec une langue de feu une loi de feu. Que personne ne se plaigne que l'Esprit ne se manifeste plus à nous ainsi maintenant, « car le Saint-Esprit se manifeste à chacun selon qu'il est besoin (1 Co 12,7). » Après tout, s'il faut le dire, c'est plutôt à nous qu'aux apôtres que s'est faite cette manifestation du Saint-Esprit : en effet, à quoi devaient leur servir ces langues des nations, sinon à convertir les nations? Le Saint-Esprit s'est manifesté à eux d'une autre manière qui leur était plus personnelle, et c'est de cette manière là qu'il se manifeste encore en nous à présent. En effet, il devint clair pour tous qu'ils avaient été revêtus de la vertu d'en haut, quand on les vit passer d'une si grande pusillanimité à une telle constance. Ils ne cherchent plus à fuir, ils ne songent plus à se cacher, dans la crainte des Juifs, bien loin de là, ils prêchent en public avec une constance plus grande que la crainte qui les poussait naguère à se cacher. On ne peut douter que le changement opéré en eux ne soit l'œuvre du Très-Haut, quand on se rappelle les craintes du prince dès apôtres à la voix d'une servante, et qu'on voit aujourd'hui sa force sous les coups dont les princes des prêtres le font charger. « Les apôtres sortirent du conseil, dit l'Écriture, tout remplis de joie de ce qu'ils avaient été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus (Ac 5,41) », alors qu'ils l’avaient abandonné quand on le conduisait lui-même, devant le conseil, et laissé seul par leur fuite. Peut-on douter après cela, qu'ils aient été visités par l'Esprit de force qui seul a pu faire éclater une puissance invisible dans leur âme ? C'est de la même manière aussi que les choses que l'Esprit Saint opère en nous rendent témoignage de sa présence en nous.



MARDI 7 JUILLET

  

Lecture suivie : Ac 6, 1 – 15      « sept hommes remplis de l’Esprit et de Sagesse »

Référence complémentaire : Livre du Deutéronome (Dt 1, 9 – 17)

Moïse parla ainsi au peuple :  Je vous ai dit alors: "Je ne puis à moi seul me charger de vous. Yahvé votre Dieu vous a multipliés et vous voici nombreux comme les étoiles du ciel. Yahvé le Dieu de vos pères vous multipliera mille fois autant et vous bénira comme il vous l'a dit! Comment donc porterais-je seul vos aigreurs, accusations et contestations? Prenez donc des hommes sages, perspicaces et d'expérience dans chacune de vos tribus, que j'en fasse vos chefs." Vous m'avez répondu: "Ce que tu proposes est bon." Je pris donc vos chefs de tribus, hommes sages et d'expérience, et je vous les donnai pour chefs: chefs de milliers, de centaines, de cinquantaines et de dizaines, et scribes pour vos tribus. En ce même temps je prescrivis à vos juges: "Vous entendrez vos frères et vous rendrez la justice entre un homme et son frère ou un étranger en résidence près de lui. Vous ne ferez pas acception de personne en jugeant, mais vous écouterez le petit comme le grand. Vous ne craindrez pas l'homme, car la sentence est à Dieu.

 

MERCREDI 8 JUILLET

  

    Lecture suivie : Ac 6, 1 – 15      « sept hommes remplis de l’Esprit et de Sagesse »

   Texte de méditation : BENOÎT XVI (Deus Caritas est)

Une étape décisive dans la difficile recherche de solutions pour réaliser ce principe ecclésial fondamental (l’amour du prochain) nous devient visible dans le choix de sept hommes, ce qui fut le commencement du ministère diaconal (cf. Ac 6,5-6). Dans l’Église des origines, en effet, s’était créée, dans la distribution quotidienne aux veuves, une disparité entre le groupe de langue hébraïque et celui de langue grecque. Les Apôtres, auxquels étaient avant tout confiés la «prière» (Eucharistie et Liturgie) et le «service de la Parole», se sentirent pris de manière excessive par le «service des tables»; ils décident donc de se réserver le ministère principal et de créer pour l’autre tâche, tout aussi nécessaire dans l’Église, un groupe de sept personnes. Cependant, même ce groupe ne devait pas accomplir un service simplement technique de distribution: ce devait être des hommes «remplis d’Esprit Saint et de sagesse» (cf. Ac 6,1-6). Cela signifie que le service social qu’ils devaient effectuer était tout à fait concret, mais en même temps, c’était aussi sans aucun doute un service spirituel; c’était donc pour eux un véritable ministère spirituel, qui réalisait une tâche essentielle de l’Église, celle de l’amour bien ordonné du prochain. Avec la formation de ce groupe des Sept, la «diaconia» – le service de l’amour du prochain exercé d’une manière communautaire et ordonnée – était désormais instaurée dans la structure fondamentale de l’Église elle-même.

   

JEUDI 9 JUILLET

 

Lecture suivie : Ac 7, 1 – 29  « Dieu tira Joseph de toutes ses tribulations »

    Référence complémentaire : Livre de l’Ecclésiastique (Si 44, 1 – 15) 

Faisons l'éloge des hommes illustres, de nos ancêtres dans leur ordre de succession. Le Seigneur a créé à profusion la gloire, et montré sa grandeur depuis les temps anciens. Des hommes exercèrent l'autorité royale et furent renommés pour leurs exploits; d'autres furent avisés dans les conseils et s'exprimèrent en oracles prophétiques. D'autres régirent le peuple par leurs conseils, leur intelligence de la sagesse populaire et les sages discours de leur enseignement; d'autres cultivèrent la musique et écrivirent des récits poétiques; d'autres furent riches et doués de puissance, vivant en paix dans leur demeure. Tous ils furent honorés de leurs contemporains et glorifiés, leurs jours durant. Certains d'entre eux laissèrent un nom qu'on cite encore avec éloges. D'autres n'ont laissé aucun souvenir et ont disparu comme s'ils n'avaient pas existé. Ils sont comme n'ayant jamais été, et de même leurs enfants après eux. Mais voici des hommes de bien dont les bienfaits n'ont pas été oubliés. Dans leur descendance ils trouvent un riche héritage, leur postérité. Leur descendance reste fidèle aux commandements et aussi, grâce à eux, leurs enfants. Leur descendance demeurera à jamais, leur gloire ne ternira point. Leurs corps ont été ensevelis dans la paix et leur nom est vivant pour des générations. Les peuples proclameront leur sagesse, l'assemblée célébrera leurs louanges.

 

 

VENDREDI 10 JUILLET

 

Lecture suivie : Ac 7, 1 – 29  « Dieu tira Joseph de toutes ses tribulations »

  Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur les Ac)

Les patriarches jaloux vendirent Joseph. C'est aussi ce qui est arrivé pour le Christ, dont Joseph était la figure ; c'est ce que saint Etienne insinue et dont il forme tout le tissu de son histoire. Voyez-vous presque partout la figure de la résurrection ? Que quelque chose se fasse par la volonté de Dieu ou par celle de l'homme, c'est bien différent. Mais rien, de ceci n'était l'effet de la volonté humaine. « Et il était puissant en paroles et en œuvres ». Etienne dit cela pour montrer que Moïse fut un sauveur, et que l'on se montra ingrat envers lui. De même que Joseph, Moïse sauva ceux qui l'avaient maltraité. Sans doute on ne le fit pas réellement mourir, mais, comme Joseph, il fut tué en parole. Joseph fut vendu pour passer de sa patrie dans une terre étrangère ; Moïse fut chassé d'une terre étrangère à une terre étrangère. L'un procura de la nourriture, l'autre donna des conseils pour apprendre à être avec Dieu. De tout cela, ressort la vérité proclamée par Gamaliel : « Si cette œuvre est de Dieu, vous ne pourrez la détruire ». Mais vous, qui voyez comment ceux dont on a cherché la perte deviennent les sauveurs de ceux qui voulaient les perdre, admirez la sagesse et les ressources de Dieu ! car, si ceux-ci n'eussent pas formé leurs coupables projets, ils n'eussent pas été sauvés. Il vint une famine, et elle ne les fit pas mourir. Bien plus : ils furent sauvés par celui qu'ils croyaient perdu. Le roi donne un ordre, et il ne les détruit pas ; au contraire, le peuple croissait quand celui qui les connaissait mourut. Ils voulaient faire périr leur sauveur, et ils n'en purent venir à bout.

 

SAMEDI 11 JUILLET

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.