LD semaine du 28 juin au 4 juillet 2009 (Ac 1-9)

LD 17  – Actes des Apôtres (Ac 1-9) – SEMAINE 9

 

« allez annoncer hardiment cette Vie » (Ac 5,20)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

Durant les mois de mai à juillet, nous vous proposons, selon la pédagogie propre de la Lectio Divina, de lire, de méditer, de prier, de contempler, la Parole de Dieu dans la première partie des Actes des Apôtres (les chapitres 1 à 9). Cette lecture nous permet de poursuivre notre Année saint Paul dans laquelle nous sommes entrés depuis juin dernier.

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Mets en nous ta clarté, embrase-nous. En nos cœurs, répands l'amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse ; et donne-nous ta vigueur éternelle  ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 28 JUIN 2009

                   

 Lecture suivie : Ac 5, 1 – 11    « vous avez mis l’Esprit du Seigneur à l’épreuve »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 18, 18 – 30) 

Un notable l'interrogea en disant: "Bon maître, que me faut-il faire pour avoir en héritage la vie éternelle?" Jésus lui dit: "Pourquoi m'appelles-tu bon? Nul n'est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements: Ne commets pas d'adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage; honore ton père et ta mère"  -- "Tout cela, dit-il, je l'ai observé dès ma jeunesse." Entendant cela, Jésus lui dit: "Une chose encore te fait défaut: Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux; puis viens, suis-moi." Mais lui, entendant cela, devint tout triste, car il était fort riche. En le voyant, Jésus dit: "Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses de pénétrer dans le Royaume de Dieu! Oui, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu!" Ceux qui entendaient dirent: "Et qui peut être sauvé?" Il dit: "Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu." Pierre dit alors: "Voici que nous, laissant nos biens, nous t'avons suivi!" Il leur dit: "En vérité, je vous le dis: nul n'aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu, qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle."

 

 

 LUNDI 29 JUIN – CLOTURE DE L'ANNÉE SAINT PAUL

 

 Lecture suivie : Ac 5, 1 – 11    « vous avez mis l’Esprit du Seigneur à l’épreuve »

Texte de méditation : SAINT ANTOINE DE PADOUE (Sermon)

      « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. » ' Ton ' Dieu est-il dit, et c'est une raison pour l'aimer davantage ; nous aimons bien plus ce qui est à nous que ce qui nous est étranger. C'est certain, le Seigneur ton Dieu mérite d'être aimé ; il s'est fait ton serviteur, pour que tu lui appartiennes et que tu ne rougisses pas de le servir... Trente années durant, ton Dieu s'est fait ton serviteur, à cause de tes péchés, pour t'arracher à la servitude du diable. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu. Lui qui t'a fait, il s'est fait ton serviteur, à cause de toi ; il s'est donné tout entier à toi, afin que tu te donnes à toi-même. Alors que tu étais malheureux, il a refait ton bonheur, s'est donné à toi pour te rendre à toi-même.

 Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu « de tout ton cœur. » 'Tout': tu ne peux garder pour toi aucune partie de toi. Il veut l'offrande de tout toi-même. Il t'a acheté tout entier de tout lui-même, pour te posséder, lui seul, toi tout entier. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur. Ne va pas, comme Ananie et Saphire, garder pour toi une partie de toi-même, car alors tu pourrais périr comme eux (Ac 5,1s). Aime donc totalement et non en partie. Car Dieu n'a pas de parties ; il est tout entier partout. Il ne veut pas de partage en ton être, lui qui est tout entier en son Etre. Si tu te réserves une partie de toi-même, tu es à toi, et non pas à lui. Veux-tu donc tout posséder ? Donne-lui ce que tu es, et il te donnera ce qu'il est. Tu n'auras plus rien de toi ; mais tu auras tout lui-même avec tout toi-même.


MARDI 30 JUIN

 

Lecture suivie : Ac 5, 12 – 21a      « allez annoncer hardiment ce qui concerne cette Vie »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 52, 6 – 12)

Mon peuple connaîtra mon nom, c'est pourquoi il saura, en ce jour-là, que c'est moi qui dis: "Me voici." Qu'ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds du messager qui annonce la paix, du messager de bonnes nouvelles qui annonce le salut, qui dit à Sion: "Ton Dieu règne." C'est la voix de tes guetteurs: ils élèvent la voix, ensemble ils poussent des cris de joie, car ils ont vu de leurs propres yeux Yahvé qui revient à Sion. Ensemble poussez des cris, des cris de joie, ruines de Jérusalem! car Yahvé a consolé son peuple, il a racheté Jérusalem. Yahvé a découvert son bras de sainteté aux yeux de toutes les nations, et tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu. Allez-vous-en, allez-vous-en, sortez d'ici, ne touchez à rien d'impur, sortez du milieu d'elle, purifiez-vous, vous qui portez les objets de Yahvé. Car vous ne sortirez pas à la hâte, vous ne vous en irez pas en fuyards, c'est Yahvé, en effet, qui marche à votre tête, et votre arrière-garde, c'est le Dieu d'Israël.


MERCREDI 1er JUILLET

 

  Lecture suivie : Ac 5, 12 – 21a   « allez annoncer hardiment ce qui concerne cette Vie »

  Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sermon sur la Passion)

Nous n'avions pas en nous de quoi vivre, et le Christ n'avait pas en lui de quoi mourir. Il a donc établi avec nous un merveilleux échange de participation réciproque. Ce qui vient de nous, c'est par cela qu'il est mort ; ce qui vient de lui, c'est par cela que nous vivrons. 

Par conséquent, nous ne devons pas rougir de la mort de notre Seigneur; bien au contraire, nous devons y mettre toute notre confiance et y trouver toute notre gloire. Du fait même qu'il recevait de nous la mort qu'il trouvait en nous, il nous a promis, dans sa grande fidélité, de nous donner en lui la vie que nous ne pouvons pas tenir de nous. 

Il nous a tellement aimés qu'il a souffert pour les pécheurs, lui qui est sans péché, ce que nous avons mérité par le péché; comment alors ne nous donnera-t-il pas ce qu'il donne aux justes, lui qui justifie? Comment lui, dont la promesse est vérité, ne nous rendra-t-il pas en échange les récompenses des saints, lui qui, sans crime, a subi le châtiment des criminels?

 C'est pourquoi, mes frères, confessons hardiment et même professons que le Christ a été crucifié pour nous; proclamons-le sans crainte, mais avec joie; sans honte, mais avec fierté.

 L'Apôtre Paul a vu là un titre de gloire qu'il nous a recommandé. Il pouvait rappeler, au sujet du Christ, beaucoup de grandeurs divines; cependant il affirme ne pas se glorifier des merveilles du Christ, par exemple qu'étant Dieu auprès du Père, il a créé le monde ; qu'étant homme comme nous, il a commandé au monde. Mais il dit: Je ne veux me glorifier que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ.

   

JEUDI 2 JUILLET

 

Lecture suivie : Ac 5, 21b – 33  « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 7,44 à 8,2) 

Certains voulaient se saisir de Jésus, mais personne ne porta la main sur lui. Les gardes revinrent donc trouver les grands prêtres et les Pharisiens. Ceux-ci leur dirent: "Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?" Les gardes répondirent: "Jamais homme n'a parlé comme cela!" Les Pharisiens répliquèrent: "Vous aussi, vous êtes-vous laissé égarer? Est-il un des notables qui ait cru en lui? Ou un des Pharisiens? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits!" Nicodème, l'un d'entre eux, celui qui était venu trouver Jésus précédemment, leur dit: "Notre Loi juge-t-elle un homme sans d'abord l'entendre et savoir ce qu'il fait!" Ils lui répondirent: "Es-tu de la Galilée, toi aussi? Etudie! Tu verras que ce n'est pas de la Galilée que surgit le prophète." Et ils s'en allèrent chacun chez soi. Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers. Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait.

 

 

VENDREDI 3 JUILLET
 

Lecture suivie : Ac 5, 21b – 33  « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes »

  Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur les Ac)

« Et ils songeaient à les faire mourir ». Voyez encore une fois comme les uns sont dans l'angoisse et la douleur, et les autres dans le calme, l'allégresse et la joie ; et ce n'est pas chez ceux-là une simple douleur, mais « un frémissement de rage ». Il est donc vrai de dire : Mal faire, c'est souffrir; on le voit bien ici. Les apôtres sont dans les chaînes, sont traduits devant le tribunal, et leurs juges sont dans l'incertitude, dans un extrême embarras. Les voilà comme l'homme qui frappe le métal le plus dur, et reçoit lui-même le coup. Ils voyaient que la confiance des apôtres n'avait point diminué, que leur prédication augmentait, qu'ils parlaient sans crainte et ne fournissaient aucun prétexte contre eux. Imitons-les, chers auditeurs, et soyons intrépides dans tous les périls. Il n'y a pas de périls pour celui qui craint Dieu, mais pour celui qui ne le craint pas. Comment celui que la vertu élève au-dessus des souffrantes, qui considère le présent comme une ombre fugitive, pourrait-il éprouver quelque mal? Que craindrait-il ? Qu'est-ce qui pourra être un mal pour lui? Cherchons donc un asile sur ce roc inébranlable. Quand on nous construirait une ville entourée de murailles: mieux encore, quand on nous transporterait dans une terre où nous serions à l'abri de tout trouble et au sein de l'abondance, en sorte que nous n'eussions rien à démêler avec personne, notre sécurité serait moins grande que celle où nous met le Christ.

 

SAMEDI 4 JUILLET

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.