LD semaine du 15 au 21 mars 2009

LD 16  – 1ère épître aux Corinthiens – SEMAINE 7


« vous avez été achetés d’un grand prix » (1 Co 6,20)


 



COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l’Apôtre saint Paul, accorde-nous d’aller vers toi en cherchant à lui ressembler, et d’être, dans le monde, les témoins de ton Évangile. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »



 



DIMANCHE 15 MARS 2009
            

 Lecture suivie : 1 Co 5, 1 – 13    « notre Pâque, le Christ, a été immolée »

 Référence complémentaire : Evangile selon saint Luc (Lc 22, 1 – 16) 

La fête des Azymes, appelée la Pâque, approchait. Et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le tuer, car ils avaient peur du peuple. Or Satan entra dans Judas, appelé Iscariote, qui était du nombre des Douze. Il s'en alla conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur le moyen de le leur livrer. Ils se réjouirent et convinrent de lui donner de l'argent. Il acquiesça, et il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer à l'insu de la foule. Vint le jour des Azymes, où devait être immolée la pâque, et il envoya Pierre et Jean en disant: "Allez nous préparer la pâque, que nous la mangions." Ils lui dirent : "Où veux-tu que nous préparions ?" Il leur dit : "Voici qu'en entrant dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le dans la maison où il pénétrera, et vous direz au propriétaire de la maison : Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la pâque avec mes disciples ? Et celui-ci vous montrera, à l'étage, une grande pièce garnie de coussins ; faites-y les préparatifs." S'en étant donc allés, ils trouvèrent comme il leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Lorsque l'heure fut venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Et il leur dit : "J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir ; car je vous le dis, jamais plus je ne la mangerai jusqu'à ce qu'elle s'accomplisse dans le Royaume de Dieu."

 

LUNDI 16 MARS

 

Lecture suivie : 1 Co 5, 1 – 13    « notre Pâque, le Christ, a été immolée »

Texte de méditation : JEAN-PAUL II (Ecclesia de Eucharistia)

Le Concile Vatican II a rappelé que la Célébration eucharistique est au centre du processus de croissance de l'Église. En effet, après avoir dit que « l'Église, qui est le Règne du Christ déjà présent en mystère, grandit dans le monde de façon visible sous l'effet de la puissance de Dieu » comme s'il voulait répondre à la question : « Comment grandit-elle ? », il ajoute : « Chaque fois que se célèbre sur l'autel le sacrifice de la Croix, par lequel "le Christ, notre Pâque, a été immolé" (1Co 5,7) , s'opère l'œuvre de notre rédemption. En même temps, par le Sacrement du pain eucharistique, est représentée et rendue effective l'unité des fidèles qui forment un seul corps dans le Christ (cf. 1Co 10,17) ». Aux origines mêmes de l'Église, il y a une influence déterminante de l'Eucharistie. Les Évangélistes précisent que ce sont les Douze, les Apôtres, qui se sont réunis autour de Jésus, à la dernière Cène (cf. Mt 26,20 ; Mc 14,17 Lc 22,14). C'est un point particulier très important, puisque les Apôtres « furent les germes du nouvel Israël et en même temps l'origine de la hiérarchie sacrée». En leur donnant son corps et son sang en nourriture, le Christ les unissait mystérieusement à son sacrifice qui devait se consommer sur le Calvaire peu après. Par analogie avec l'Alliance du Sinaï, scellée par le sacrifice et l'aspersion du sang, les gestes et les paroles de Jésus à la dernière Cène posaient les fondements de la nouvelle communauté messianique, le peuple de la nouvelle Alliance.

 

MARDI 17 MARS

 

Lecture suivie : 1 Co 6, 1 – 20      « votre corps est un temple du Saint Esprit »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 8, 9 – 17)

Vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas, mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort déjà en raison du péché, l'Esprit est vie en raison de la justice. Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, mes frères, nous sommes débiteurs, mais non point envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui.

                                  

MERCREDI 18 MARS

 

    Lecture suivie : 1 Co 6, 1 – 20      « votre corps est un temple du Saint Esprit »

   Texte de méditation : CARDINAL J H NEWMAN (Méditations:

Mon Dieu, éternel Paraclet, je t’adore, Lumière et Vie. Tu aurais pu te contenter de m'envoyer du dehors de bonnes pensées, la grâce qui les inspire et les accomplit ; tu aurais pu me conduire ainsi dans la vie, me purifiant seulement par ton action tout intérieure au moment de mon passage dans l'autre monde. Mais, dans ta compassion infinie, tu es entré dans mon âme, dès le commencement, tu en as pris possession, tu en as fait ton temple. Par ta grâce, tu habites en moi d'une manière ineffable, tu m'unis à toi et à toute l'assemblée des anges et des saints. Plus encore, tu es personnellement présent en moi, non seulement par ta grâce, mais par ton être même, comme si, tout en gardant ma personnalité, j'étais en quelque sorte absorbé en toi, dès cette vie. Et comme tu as pris possession de mon corps lui-même dans sa faiblesse, il est donc aussi ton temple (1Co 6,19). Vérité étonnante et redoutable ! Ô mon Dieu, je le crois, je le sais !

 Puis-je pécher quand tu es si intimement avec moi ? Puis-je oublier qui est avec moi, qui est en moi ? Puis-je chasser l'hôte divin par ce qu'il abhorre plus que tout, la seule chose au monde entier qui l'offense, la seule réalité qui ne soit pas sienne ? Mon Dieu, j’ai une double sécurité contre le péché : d'abord, la crainte d'une telle profanation, en ta présence, de tout ce que tu es en moi ; et ensuite, la confiance que cette présence même me gardera du mal. Dans les épreuves et la tentation, je t’appellerai. Grâce à toi-même, je ne t’abandonnerai jamais. 



JEUDI 19 MARS

 

Lecture suivie : 1 Co 7, 1 – 19  « chacun reçoit de Dieu son don particulier »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 12, 3 – 13) 

Au nom de la grâce qui m'a été donnée, je le dis à tous et à chacun : ne vous surestimez pas plus qu'il ne faut vous estimer, mais gardez de vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que Dieu lui a départi. Car, de même que notre corps en son unité possède plus d'un membre et que ces membres n'ont pas tous la même fonction, ainsi nous, à plusieurs, nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, étant, chacun pour sa part, membres les uns des autres. Mais, pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, si c'est le don de prophétie, exerçons-le en proportion de notre foi ; si c'est le service, en servant; l'enseignement, en enseignant ; l'exhortation, en exhortant. Que celui qui donne le fasse sans calcul ; celui qui préside, avec diligence ; celui qui exerce la miséricorde, en rayonnant de joie. Que votre charité soit sans feinte, détestant le mal, solidement attachés au bien ; que l'amour fraternel vous lie d'affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants, d'un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l'esprit, au service du Seigneur, avec la joie de l'espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, prenant part aux besoins des saints, avides de donner l'hospitalité.

 

VENDREDI 20 MARS
 

Lecture suivie : 1 Co 7, 1 – 19  « chacun reçoit de Dieu son don particulier »

  Texte de méditation : JEAN-PAUL II (Redemptor Hominis)

Il est nécessaire d’avoir une juste conscience de la vocation et de la responsabilité envers cette grâce singulière, unique et non renouvelable, par laquelle chaque chrétien de la communauté du peuple de Dieu construit le Corps du Christ. Ce principe, qui est le principe-clé de toute l'activité chrétienne activité apostolique et pastorale, pratique de la vie intérieure et de la vie sociale doit être appliqué, selon de justes proportions, à tous les hommes et à chacun d'eux. Même le Pape, comme d'ailleurs tout évêque, doit se l'appliquer à lui-même. A ce principe doivent être fidèles les prêtres, les religieux et les religieuses. C'est sur cette base que doivent construire leur vie les époux, les parents, les femmes et les hommes de toutes conditions ou professions, depuis ceux qui occupent dans la société les charges les plus hautes, jusqu'à ceux qui accomplissent les travaux les plus simples. Il s'agit vraiment là du principe de ce "service royal", qui impose à chacun de nous, suivant l'exemple du Christ, le devoir d'exiger de nous-mêmes exactement ce à quoi nous sommes appelés, ce à quoi, pour répondre à notre vocation, nous sommes personnellement obligés, avec la grâce de Dieu. Une telle fidélité à la vocation, obtenue de Dieu par l'intermédiaire du Christ, porte avec elle cette responsabilité collective envers l'Eglise à laquelle le Concile Vatican II veut éduquer tous les chrétiens. Dans l'Eglise, en effet comme dans la communauté du peuple de Dieu guidée par l'action du Saint-Esprit, chacun a son "propre don", comme l'enseigne saint Paul. Ce don, tout en étant une vocation personnelle et une manière de participer à l'œuvre salvifique de l'Eglise, est aussi utile aux autres, construit l'Eglise et les communautés fraternelles dans les différents domaines de l'existence humaine sur terre.



SAMEDI 21 MARS

 

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 


        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.