LD semaine du 14 au 20 juin 2009 (Ac 1-9)

LD 17  – Actes des Apôtres (Ac 1-9) – SEMAINE 7

 

« ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants » (Ac 4,4)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

Durant les mois de mai à juillet, nous vous proposons, selon la pédagogie propre de la Lectio Divina, de lire, de méditer, de prier, de contempler, la Parole de Dieu dans la première partie des Actes des Apôtres (les chapitres 1 à 9). Cette lecture nous permet de poursuivre notre Année saint Paul dans laquelle nous sommes entrés depuis juin dernier.

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi  ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 14 JUIN 2009 – SAINT SACREMENT

                           

 

 Lecture suivie : Ac 3, 1 – 10    « au Nom de Jésus Christ, marche ! »

 Référence complémentaire : Livre des Actes des Apôtres (Ac 14, 8 – 18) 

A Lystres, se trouvait un homme qui ne pouvait pas se tenir sur ses pieds. Étant infirme de naissance, il n'avait jamais pu marcher.
 Cet homme écoutait les paroles de Paul, qui fixa les yeux sur lui ; voyant qu'il avait la foi pour être sauvé, Paul lui dit d'une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » D'un bond, l'homme se mit à marcher.
 En voyant ce que Paul venait de faire, la foule s'écria en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils prenaient Barnabé pour Zeus, et Paul pour Hermès, puisque c'était lui le porte-parole. 
Le prêtre du temple de Zeus-hors-les-murs fit amener aux portes de la ville des taureaux et des guirlandes. D'accord avec la foule, il voulait offrir un sacrifice.
 Devant tout ce bruit, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule en criant :
 « Malheureux, pourquoi faites-vous cela ? Nous ne sommes que des hommes, tout comme vous. Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous des faux dieux, et convertissez-vous au Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu'ils contiennent. Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins. Pourtant, il n'a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu'il vous a envoyé du ciel la pluie et le temps des récoltes pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
 En parlant ainsi, ils réussirent, mais non sans peine, à détourner la foule de leur offrir un sacrifice. 

 LUNDI 15 JUIN

 

 

Lecture suivie : Ac 3, 1 – 10    « au Nom de Jésus Christ, marche ! »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur les Ac)

Ce boiteux l'était de naissance, et par conséquent incurable par les moyens ordinaires. Il était âgé de quarante ans, et depuis quarante ans on n'avait pu le guérir. Au reste vous savez assez combien toute infirmité de ce genre est rebelle aux traitements de la médecine, et la sienne était si grande qu'il ne pouvait même pourvoir aux besoins de son existence. Voyant Pierre et Jean entrer au temple, il les pria de lui donner l'aumône. Mais Pierre et Jean le fixèrent, et Pierre lui dit: « Regardez-nous ». A ces mots, il ne se lève point, et persiste à leur demander l'aumône. Car telle est la coutume du pauvre, il ne se rebute point d'un premier refus, et renouvelle ses instances. Rougissons donc, nous qui cessons de prier, si le Seigneur ne nous exauce sur-le-champ. Pierre lui dit : « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche », et l'ayant pris par la main droite, il le souleva. L'apôtre imita dans cette circonstance le Sauveur Jésus, qui, lui aussi, tendait la main à tous ceux dont la foi était faible et chancelante, pour prouver que ce n'était pas en eux un mouvement spontané. Cette guérison attestait la résurrection de Jésus-Christ, car elle en était une image. « Et marchant, il entra avec eux dans le temple ». En vérité, voilà un étonnant prodige. Ce boiteux n'est point conduit par les deux apôtres, mais il les suit, et fait ainsi connaître ses bienfaiteurs. Bien plus, sautant de joie, il louait le Seigneur, et non les hommes, car il ne les regardait que comme tes instruments de la bonté divine. C'est ainsi qu'il se montrait reconnaissant.

   

MARDI 16 JUIN

 

 

Lecture suivie : Ac 3, 11 – 26      « Tous les prophètes ont annoncé  ces jours-ci »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 16 – 22)

Jésus vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit: L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: "Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Ecriture." Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient: "N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là?"

 

MERCREDI 17 JUIN

  

    Lecture suivie : Ac 3, 11 – 26      « Tous les prophètes ont annoncé  ces jours-ci »

   Texte de méditation : CONCILE VATICAN II (Dei Verbum)

L'économie de l'Ancien Testament avait pour raison d'être majeure de préparer l'avènement du Christ Sauveur du monde, et de son royaume messianique, d'annoncer prophétiquement cet avènement (cf. Lc 24,44 ; Jn 5, 39 ; 1 P 1,10) et de le signifier par divers figures (cf 1 Co 10,11). Compte tenu de la situation humaine qui précède le salut instauré par le Christ, les livres de l'Ancien Testament permettent à tous de connaître qui est Dieu et qui est l'homme, non moins que la manière dont Dieu dans sa justice et sa miséricorde agit avec les hommes. Ces livres, bien qu'ils contiennent de l'imparfait et du caduc, sont pourtant les témoins d'une véritable pédagogie divine. C'est pourquoi les chrétiens doivent les accepter avec vénération : en eux s'exprime un vif sens de Dieu ; en eux se trouvent de sublimes enseignements sur Dieu, une bienfaisante sagesse sur la vie humaine, d'admirables trésors de prières ; en eux enfin se tient caché le mystère de notre salut. Inspirateur et auteur des livres de l'un et l'autre Testament, Dieu les a en effet sagement disposés de telle sorte que le Nouveau soit caché dans l'Ancien et que, dans le Nouveau, l'Ancien soit dévoilé. Car, encore que le Christ ait fondé dans son sang la Nouvelle Alliance (cf. Lc 22,20 ; 1 Co 11,25), néanmoins les livres de l'Ancien Testament, intégralement repris dans le message évangélique atteignent et montrent leur complète signification dans le Nouveau Testament (cf. Mt 5,17 ; Lc 24,27 ; Rm 16,25-26 ; 2 Co 3, 14-16), auquel ils apportent en retour lumière et explication.

   

JEUDI 18 JUIN

  

 

Lecture suivie : Ac 4, 1 – 12  « c’est lui la Pierre d’Angle »

Référence complémentaire : Psaume 118 (Ps 118, 19 – 29) 

Ouvrez-moi les portes de justice, j'entrerai, je rendrai grâce à Yahvé!

C'est ici la porte de Yahvé, les justes entreront.

Je te rends grâce, car tu m'as exaucé, tu fus pour moi le salut.

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la tête de l'angle;

c'est là l'œuvre de Yahvé, ce fut merveille à nos yeux.

Voici le jour que fit Yahvé, pour nous allégresse et joie.

De grâce, Yahvé, donne le salut!

De grâce, Yahvé, donne la victoire!

Béni soit au nom de Yahvé celui qui vient!

Nous vous bénissons de la maison de Yahvé.

Yahvé est Dieu, il nous illumine.

Serrez vos cortèges, rameaux en main, jusqu'aux cornes de l'autel.

C'est toi mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t'exalte;

je te rends grâce, car tu m'as exaucé, tu fus pour moi le salut.

Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!

 

VENDREDI 19 JUIN

 

Lecture suivie : Ac 4, 1 – 12  « c’est lui la Pierre d’Angle »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sermons, 337)

Qu'est-ce donc que doit rendre le Seigneur à ses fidèles lorsque ceux-ci élèvent des églises avec tant de piété, tant de gaîté et de dévouement ? C'est de les faire entrer à leur tour dans la construction de l'édifice immense vers lequel s'élancent les pierres vivantes que forme la foi, qu'affermit l'espérance et qu'unit la charité ; édifice mystérieux où l'Apôtre, en sage architecte, établit comme fondement Jésus-Christ même, la grande pierre angulaire, comme le dit saint Pierre d'après les Ecritures prophétiques, « pierre rejetée par les hommes, choisie et glorifiée par Dieu ». C'est en nous unissant à elle que nous trouvons la paix, et la fermeté en nous appuyant sur elle ; car elle est à la fois la pierre fondamentale où nous trouvons notre stabilité, et la pierre angulaire qui sert à nous unir. Jésus est aussi le roc sur lequel l'homme sage bâtit sa demeure et reste en pleine sûreté malgré les tempêtes du siècle, sans être ni entraîné par la pluie qui tombe, ni submergé par les fleuves débordés, ni ébranlé par le souffle des vents. « Il est aussi notre paix, puisque de deux il a fait un » ; attendu qu' « en lui il n'y a ni circoncision, ni incirconcision, mais une création nouvelle ». En effet, semblables à deux murailles venant de directions, opposées, la circoncision et l'incirconcision étaient fort éloignées l'une de l'autre, avant d'arriver jusqu'à lui et de s'y unir comme à l'angle. De même donc que cet édifice sensible a été élevé pour nous réunir corporellement ; ainsi l'édifice mystérieux qui est nous-mêmes se construit pour servir à Dieu d'habitation spirituelle. « Le temple de Dieu est saint, dit l'Apôtre, et ce temple c'est vous-mêmes ».

 

SAMEDI 20 JUIN

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.