LD semaine du 19 au 25 septembre 2010 (Lc 9 à 14)

 

LD 25  – Evangile selon saint Luc (9 à 14) – SEMAINE 7

 

« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Lc 14,35)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention le texte proposé pour la journée. L'accueillir comme notre nourriture du jour, le prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; Mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 


 


 

 

DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010

             

 

 Lecture suivie : Lc 12, 1 – 21       « le Fils de l’homme se déclarera pour lui »

    Référence complémentaire : Apocalypse de saint Jean (Ap 3, 1 – 6) 

"A l'Ange de l'Eglise de Sardes, écris: Ainsi parle celui qui possède les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles. Je connais ta conduite; tu passes pour vivant, mais tu es mort. Réveille-toi, ranime ce qui te reste de vie défaillante! Non, je n'ai pas trouvé ta vie bien pleine aux yeux de mon Dieu. Allons! rappelle-toi comment tu accueillis la parole; garde-la et repens-toi. Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai. A Sardes, néanmoins, quelques-uns des tiens n'ont pas souillé leurs vêtements; ils m'accompagneront, en blanc, car ils en sont dignes. Le vainqueur sera donc revêtu de blanc; et son nom, je ne l'effacerai pas du livre de vie, mais j'en répondrai devant mon Père et devant ses Anges. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.

 

 

LUNDI 20 SEPTEMBRE

 

 

Lecture suivie : Lc 12, 1 – 21       « le Fils de l’homme se déclarera pour lui »

Texte de méditation : HOMÉLIE DU IIe SIÈCLE

C’est ceux qui se perdent qu'il faut sauver. C'est là, en effet, une œuvre grande et admirable, d'affermir non les édifices solides, mais ceux qui croulent. C'est ainsi que le Christ a voulu sauver ce qui périssait, et il a été le salut te beaucoup, lui qui est venu et qui nous a appelés alors que déjà nous périssions. Voici quelle grande miséricorde il a eue envers nous. D'abord, en nous donnant, à nous vivants, de ne pas sacrifier à des dieux morts; de ne pas les adorer, mais de connaître grâce à lui le Père de vérité. Qu'est-ce, en effet, que le connaître, sinon refuser de renier celui par qui nous l'avons connu? Lui-même dit: " Celui qui m'aura confessé parmi les hommes, je le confesserai devant mon Père " (Mt 10,32 Lc 12,8). Voilà notre récompense, si nous confessons celui qui nous a sauvés. Et comment le confessons-nous? En faisant ce qu'il dit, en ne désobéissant pas à ses commandements, en l'honorant non pas des lèvres seulement, mais de toute notre pensée. Il dit en effet dans Isaïe: " Ce peuple ne m'honore que des lèvres, tandis que leurs cœurs restent loin de moi " (Is 29,13). Qu'il ne nous suffise pas de l'appeler: Seigneur; car ce n'est pas cela qui nous sauvera. Il dit en effet: " Ce n'est pas en me disant: Seigneur, Seigneur, qu'on sera sauvé, mais c'est en pratiquant la justice " (Mt 7,21). Aussi, frères, confessons-le par nos œuvres, en nous aimant les uns les autres. Ne soyons pas adultères, fuyons la médisance et la jalousie; soyons chastes, miséricordieux, faisons le bien. Nous devons aussi prendre part à la peine des autres et ne pas trop aimer l'argent. C'est en pratiquant ces œuvres que nous confesserons le Seigneur, et non en pratiquant le contraire.

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MARDI 21 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Lc 12, 22 – 34       « là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur »

Référence complémentaire : Livre de l’Ecclésiastique (Si 51, 13 – 21)

Dans ma jeunesse, avant mes voyages, je cherchai ouvertement la sagesse dans la prière; à la porte du sanctuaire, je l'appréciais, et jusqu'à mon dernier jour je la poursuivrai. Dans sa fleur, comme un raisin qui mûrit, mon cœur mettait sa joie en elle. Mon pied s'est avancé dans le droit chemin et dès ma jeunesse je l'ai recherchée. Si peu que j'aie tendu l'oreille, je l'ai reçue, et j'ai trouvé beaucoup d'instruction. Grâce à elle j'ai progressé, je glorifierai celui qui m'a donné la sagesse. Car j'ai décidé de la mettre en pratique, j'ai cherché ardemment le bien, je ne serai pas confondu. Mon âme a combattu pour la posséder, j'ai été attentif à observer la loi, j'ai tendu les mains vers le ciel et j'ai déploré mes ignorances. J'ai dirigé mon âme vers elle et dans la pureté je l'ai trouvée; j'y ai appliqué mon cœur dès le commencement, aussi ne serai-je pas abandonné. Mes entrailles se sont émues pour la chercher, aussi ai-je fait une bonne acquisition.

 

 

MERCREDI 22 SEPTEMBRE

 

    Lecture suivie : Lc 12, 22 – 34       « là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur »

   Texte de méditation : SAINT JEAN-MARIE VIANNEY (Catéchèse sur la prière)

Voyez, mes enfants : le trésor d'un chrétien n'est pas sur la terre, il est dans le ciel. Eh bien! notre pensée doit aller où est notre trésor. 

L'homme a une belle fonction, celle de prier et d'aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l'homme sur la terre!

 La prière n'est autre chose qu'une union avec Dieu. Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble; on ne peut plus les séparer. C'est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C'est un bonheur qu'on ne peut comprendre. 

Nous avions mérité de ne pas prier; mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis de lui parler. Notre prière est un encens qu'il reçoit avec un extrême plaisir. 

Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l'élargit et le rend capable d'aimer Dieu. La prière est un miel qui descend dans l'âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil. Oh! que j'aime ces âmes généreuses! Saint François d'Assise et sainte Colette voyaient notre Seigneur et lui parlaient comme nous nous parlions. Tandis que nous, que de fois nous venons à l'église sans savoir ce que nous venons faire et ce que nous voulons demander! Et pourtant, quand on va chez quelqu'un, on sait bien pourquoi on y va. Il y en a qui ont l'air de dire au bon Dieu « Je m'en vais vous dire deux mots pour me débarrasser de vous...» Je pense souvent que, lorsque nous venons adorer notre Seigneur, nous obtiendrions tout ce que nous voudrions, si nous le lui demandions avec une foi bien vive et un cœur bien pur.

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JEUDI 23 SEPTEMBRE

 

 

Lecture suivie: Lc 12, 35 – 48   « heureux le serviteur vigilant »

    Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Ephésiens (Ep 6, 10 – 19) :

Rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l'armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable. Car ce n'est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes. C'est pour cela qu'il vous faut endosser l'armure de Dieu, afin qu'au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes. Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse, et pour chaussures le Zèle à propager l'Evangile de la paix; ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais; enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l'Esprit, c'est-à-dire la Parole de Dieu. Vivez dans la prière et les supplications; priez en tout temps, dans l'Esprit; apportez-y une vigilance inlassable et intercédez pour tous les saints. Priez aussi pour moi, afin qu'il me soit donné d'ouvrir la bouche pour parler et d'annoncer hardiment le Mystère de l'Evangile.

 

 

 VENDREDI 24 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Lc 12, 35 – 48   « heureux le serviteur vigilant »

  Texte de méditation : SAINT CYPRIEN (Sur l’unité)

C'est à notre temps que songeait le Seigneur quand il a dit : « Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Lc 18,8) Nous voyons cette prophétie se réaliser. La crainte de Dieu, la loi de la justice, la charité, les bonnes œuvres, on n'y croit plus. Tout ce que craindrait notre conscience, si elle y croyait, elle ne le craint pas, parce qu'elle n'y croit pas. Car si elle y croyait, elle serait vigilante ; et si elle était vigilante, elle se sauverait. Réveillons-nous donc, frères très chers, autant que nous en sommes capables. Secouons le sommeil de notre inertie. Veillons à observer et à pratiquer les préceptes du Seigneur. Soyons tels qu'il nous a prescrit d'être, quand il a dit : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller ». Oui, restons en tenue de service, de peur que, quand viendra le jour du départ, il ne nous trouve embarrassés et empêtrés. Que notre lumière brille et rayonne de bonnes œuvres, qu'elle nous achemine de la nuit de ce monde à la lumière et à la charité éternelles. Attendons avec soin et prudence l'arrivée soudaine du Seigneur, afin que, lorsqu'il frappera à la porte, notre foi soit en éveil pour recevoir du Seigneur la récompense de sa vigilance. Si nous observons ces commandements, si nous retenons ces avertissements et ces préceptes, les ruses trompeuses de l'Accusateur ne pourront pas nous accabler pendant notre sommeil. Mais reconnus serviteurs vigilants, nous régnerons avec le Christ triomphant.

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SAMEDI 25 SEPTEMBRE

 

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI : 

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA 

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

  Cela nous permettra de vivre cette journée de lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit-Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.

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