LD semaine du 27 Déc. au 2 jan. 2010 (Is 49 à 55)

LD 20  – Livre d'Isaïe (Is 49 à 55) – SEMAINE 5

 

« C’est moi qui dis ‘Me Voici’ » (Is 52,6)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : «  Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi   ».

 

◊  Lire avec attention le texte proposé pour la journée. L'accueillir comme notre nourriture du jour, le prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 2009 – OCTAVE DE NOËL

  

 Lecture suivie : Is 52, 1 – 12  « le messager de bonnes nouvelles de la paix »

    Référence complémentaire : 1ère épître de saint Jean (1 Jn 1, 1 – 7) 

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie; - car la Vie s'est manifestée: nous l'avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue - ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète. Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.

 

 LUNDI 28 DÉCEMBRE – OCTAVE DE NOËL
 

 

Lecture suivie : Is 52, 1 – 12  « le messager de bonnes nouvelles de la paix »

Texte de méditation : JEAN CHRYSOSTOME (Sur Ep)

Isaïe dit : « Beaux sont les pieds de ceux qui annoncent la paix » (Is 52,7). Qui n'accourrait, qui ne s'empresserait de contribuer à cette œuvre, d'annoncer aux hommes la paix, la paix de Dieu, une paix qui ne coûte aux hommes aucune peine, qui est l'œuvre de Dieu seul ? Ce que c'est maintenant que la préparation de l'Evangile, Jean va nous l'apprendre : « Préparez la voie du Seigneur, « rendez droits ses chemins ». Mais en disant cela, il a en vue le baptême : or, après le baptême il faut encore une autre préparation c'est à celle-là que l'apôtre songe en disant « Pour vous préparer à l'Evangile de paix »; conseil indirect d'éviter tout ce qui nous rendrait indigne de la paix. Les pieds étant pris souvent comme image de la vie, il répète souvent, pour ce motif, dans ses exhortations « Songez à bien marcher », c'est-à-dire à vous bien conduire. Sachons donc rendre notre vie digne de l'Evangile, et, durant toute notre existence, rester irréprochables dans notre conduite et nos actions. La paix a été annoncée, frayez la voie à cette bonne nouvelle ; car si vous redevenez ennemis, plus de préparation à la paix. Soyez prêts, ne différez pas le moment de la paix. Restez ce que vous êtes devenus: prêts à la paix et à la foi.

 

                               
MARDI 29 DÉCEMBRE – OCTAVE DE NOËL
 
 

Lecture suivie : Is 52, 13 à 53, 12       « par lui, la volonté du Seigneur s’accomplira »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Philippiens (Ph 2, 1 – 11)

Je vous en conjure par tout ce qu'il peut y avoir d'appel pressant dans le Christ, de persuasion dans l'Amour, de communion dans l'Esprit, de tendresse compatissante, mettez le comble à ma joie par l'accord de vos sentiments: ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment; n'accordez rien à l'esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun par l'humilité estime les autres supérieurs à soi; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres. Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus: Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

 

 

            

MERCREDI 30 DÉCEMBRE – OCTAVE DE NOËL

  

    Lecture suivie : Is 52, 13 à 53, 12       « par lui, la volonté du Seigneur s’accomplira »

   Texte de méditation : JEAN-PAUL II (Redemptoris Mater)

« Bienheureuse celle qui a cru ». Cette bénédiction atteint la plénitude de son sens lorsque Marie se tient au pied de la Croix de son Fils (cf. Jn 19,25). Le Concile déclare que cela se produisit «non sans un dessein divin» : «Souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d'un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l'immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour», Marie «garda fidèlement l'union avec son Fils jusqu'à la Croix» : l'union par la foi, par la foi même avec laquelle elle avait accueilli la révélation de l'ange au moment de l'Annonciation. Elle s'était alors entendu dire aussi: «Il sera grand... Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin» (Lc 1,32-33). Et maintenant, debout au pied de la Croix, Marie est témoin, humainement parlant, d'un total démenti de ces paroles. Son Fils agonise sur ce bois comme un condamné. «Objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur..., méprisé, nous n'en faisions aucun cas», il était comme détruit (cf. Is 53,3-5). Comme elle est grande, comme elle est alors héroïque l'obéissance de la foi dont Marie fait preuve face aux «décrets insondables» de Dieu! Comme elle «se livre à Dieu» sans réserve, dans «un complet hommage d'intelligence et de volonté» à celui dont «les voies sont incompréhensibles» (cf. Rm 11,33) ! Et aussi comme est puissante l'action de la grâce dans son âme, comme est pénétrante l'influence de l'Esprit Saint, de sa lumière et de sa puissance!

 

JEUDI 31 DÉCEMBRE – OCTAVE DE NOËL

 

Lecture suivie : Is 54, 1 – 10   « Ton Créateur est ton Epoux »

    Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 27 – 36)

Jean Baptiste rendit témoignage : "Un homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été donné du ciel. Vous-mêmes, vous m'êtes témoins que j'ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. Qui a l'épouse est l'époux; mais l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'entend, est ravi de joie à la voix de l'époux. Telle est ma joie, et elle est complète. Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse. Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est terrestre et parle en terrestre. Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et entendu, et son témoignage, nul ne l'accueille. Qui accueille son témoignage certifie que Dieu est véridique; en effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l'Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Qui croit au Fils a la vie éternelle; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui."

          
VENDREDI 1er JANVIER 2010 – Ste MARIE MÈRE DE DIEU

 

Lecture suivie : Is 54, 1 – 10   « Ton Créateur est ton Epoux »

  Texte de méditation  CARDINAL RATZINGER (Benoît XVI) La foi d’hier et d’aujourd’hui

L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » Dans toutes les naissances miraculeuses de l'ancienne alliance, aux tournants décisifs de l'histoire du salut, le sens de l'événement est chaque fois le même : le salut du monde ne vient pas de l'homme, de sa propre force ; il faut que l'homme se le laisse offrir, il ne peut le recevoir que comme un don gratuit. La naissance virginale du Christ est avant tout un message sur la manière dont le salut vient à nous -- dans la simplicité de l'accueil, comme don absolument gratuit de l'amour qui rachète le monde. « Crie de joie et d'allégresse, toi qui n'as pas connu les douleurs de l'enfantement, car plus nombreux sont les fils de l'abandonnée que les fils de l'épouse, dit le Seigneur » (Is 54,1). En Jésus Dieu a posé, au milieu de l'humanité stérile et désespérée, un nouveau commencement, qui n'est pas le produit de notre histoire mais un don d'en haut. Si chaque homme constitue déjà une nouveauté ineffable, s'il représente une créature de Dieu unique dans l'histoire, Jésus, lui, est la nouveauté véritable. Il ne procède pas du propre fonds de l'humanité, mais de l'Esprit de Dieu. C'est pourquoi il est le « nouvel Adam » (1Co 15,47), une nouvelle humanité commence avec lui. La foi chrétienne confesse que Dieu n'est pas prisonnier de son éternité, limité à ce qui est purement spirituel. Au contraire, il peut agir ici, aujourd'hui, au milieu de mon univers ; il y a effectivement agi, en Jésus nouvel Adam, né de la Vierge Marie par la puissance créatrice de Dieu, dont l'Esprit, au commencement, planait sur les eaux (Gn 1,2), créant l'être à partir du néant.

 

SAMEDI 2 JANVIER

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.