LD semaine du 1er au 7 novembre 2009 (Mc 1-7)

LD 19  – Evangile selon saint Marc (Mc 1-7) – SEMAINE 6

 

« le Semeur, c’est la Parole qu’il sème » (Mc 4, 14)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : «Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as confié à saint Marc la mission de proclamer la Bonne Nouvelle, 
accorde-nous de si bien profiter de son enseignement 
que nous marchions sur les traces du Christ. 
Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, 
maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »


 

 


DIMANCHE 1er NOVEMBRE 2009 – TOUSSAINT

  

 Lecture suivie : Mc 3, 20 – 34  « Voici ma mère et mes frères »

    Référence complémentaire : Livre de l’Apocalypse (Ap 7,2-4 ; 9-17) 

Je vis un Ange monter de l'orient, portant le sceau du Dieu vivant; il cria d'une voix puissante aux quatre Anges auxquels il fut donné de malmener la terre et la mer: "Attendez, pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu." Et j'appris combien furent alors marqués du sceau: 144.000 de toutes les tribus des fils d'Israël. Après quoi, voici qu'apparut à mes yeux une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue; debout devant le trône et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches, des palmes à la main, ils crient d'une voix puissante: "Le salut à notre Dieu, qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau!" Et tous les Anges en cercle autour du trône, des Vieillards et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le trône, la face contre terre, pour adorer Dieu; ils disaient: "Amen! Louange, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles! Amen!" L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit: "Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils?" Et moi de répondre: "Monseigneur, c'est toi qui le sais." Il reprit: "Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve: ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil, ni par aucun vent brûlant. Car l'Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux."

 

 

 LUNDI 2 NOVEMBRE
 


Lecture suivie : Mc 3, 20 – 34  « Voici ma mère et mes frères »

Texte de méditation : SAINT AMBROISE (Sur le bien de la mort)

      Forts des enseignements [de l'Écriture], marchons sans trembler vers notre rédempteur Jésus, vers l'assemblée des patriarches, partons vers notre père Abraham, lorsque le jour sera venu. Marchons sans trembler vers ce rassemblement de saints, cette assemblée de justes. Nous irons vers nos pères, ceux qui nous ont enseigné la foi ; même si les œuvres nous manquent, que la foi nous aide, défendons notre héritage ! Nous irons aux lieux où Abraham ouvre son sein aux pauvres comme à Lazare (Lc 16,19s) ; là reposent ceux qui ont supporté le rude poids de la vie de ce monde. Maintenant, Père, encore et encore étends tes mains pour accueillir ces pauvres, ouvre tes bras, élargis ton sein pour en accueillir davantage, car très nombreux sont ceux qui ont cru en Dieu. Nous irons au paradis de joie où Adam, jadis tombé dans une embuscade de brigands, ne pense plus à pleurer ses blessures, où le brigand lui-même jouit de sa part du Royaume céleste (cf Lc 10,30;23,43). Là où aucun nuage, aucun orage, aucun éclair, aucune tempête de vent, ni ténèbres, ni crépuscule, ni été, ni hiver ne marqueront l'instabilité des temps. Ni froid, ni grêle, ni pluie. Notre pauvre petit soleil, la lune, les étoiles, ne serviront plus à rien ; seule la clarté de Dieu resplendira, car Dieu sera la lumière de tous, cette lumière véritable qui illumine tout homme resplendira pour tous (Ap 21,5;Jn 1,9). Nous irons là où le Seigneur Jésus a préparé des demeures pour ses petits serviteurs, pour que là où il est, nous soyons aussi (Jn 14,2-3). « Père, ceux que tu m'as donné, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire » (Jn 17,24)... Nous te suivons, Seigneur Jésus ; mais pour cela, appelle-nous, car sans toi personne ne monte. Tu es la voie, la vérité, la vie (Jn 14,6), la possibilité, la foi, la récompense. Reçois-nous, raffermis-nous, donne-nous la vie !

                
MARDI 3 NOVEMBRE
 
 

Lecture suivie : Mc 4, 1 – 20       « ils accueillent la Parole et portent du fruit »

Référence complémentaire : Psaume 65 (64)

Il est beau de te louer Dieu dans Sion, de tenir ses promesses envers toi qui écoutes la prière.

Jusqu'à toi vient toute chair avec son poids de péché;

nos fautes ont dominé sur nous: toi, tu les pardonnes.

Heureux ton invité, ton élu: il habite ta demeure!

Les biens de ta maison nous rassasient, les dons sacrés de ton temple!

Ta justice nous répond par des prodiges, Dieu notre sauveur,

espoir des horizons de la terre et des rives lointaines.

Sa force enracine les montagnes, il s'entoure de puissance;

il apaise le vacarme des mers, le vacarme de leurs flots et la rumeur des peuples.

Les habitants des bouts du monde sont pris d'effroi à la vue de tes signes;

aux portes du levant et du couchant tu fais jaillir des cris de joie.

Tu visites la terre et tu l'abreuves, tu la combles de richesses;

les ruisseaux de Dieu regorgent d'eau: tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,  tu arroses les sillons;

tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies, tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits; sur ton passage, ruisselle l'abondance :

Au désert, les pâturages ruissellent, les collines débordent d'allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux et les plaines se couvrent de blé. Tout exulte et chante. 


 

MERCREDI 4 NOVEMBRE

  

    Lecture suivie : Mc 4, 1 – 20       « ils accueillent la Parole et portent du fruit »

   Texte de méditation : SAINT CÉSAIRE D’ARLES (Sermons)

      Frères, il y a deux sortes de champs : l'un est le champ de Dieu, l'autre celui de l'homme. Tu as ton domaine ; Dieu aussi a le sien. Ton domaine, c'est ta terre ; le domaine de Dieu, c'est ton âme. Est-il juste que tu cultives ton domaine et que tu laisses en friche celui de Dieu ? Si tu cultives ta terre et que tu ne cultives pas ton âme, c'est parce que tu veux mettre ta propriété en ordre et laisser en friche celle de Dieu ? Est-ce juste ? Est-ce que Dieu mérite que nous négligions notre âme qu'il aime tant ? Tu te réjouis en voyant ton domaine bien cultivé ; pourquoi ne pleures-tu pas en voyant ton âme en friche ? Les champs de notre domaine nous feront vivre quelques jours en ce monde ; le soin de notre âme nous fera vivre sans fin dans le ciel.

      Dieu a daigné nous confier notre âme comme son domaine ; mettons-nous donc à l'œuvre de toutes nos forces avec son aide, pour qu'au moment où il viendra visiter son domaine, il le trouve bien cultivé et parfaitement en ordre. Qu'il y trouve une moisson et non des ronces ; qu'il y trouve du vin et non du vinaigre ; du blé plutôt que de l'ivraie. S'il y trouve tout ce qui peut plaire à ses yeux, il nous donnera en échange les récompenses éternelles, mais les ronces seront vouées au feu.

 

JEUDI 5 NOVEMBRE

 

Lecture suivie : Mc 4, 21 – 34   « nuit et jour la semence germe »

    Référence complémentaire : 1ère Epître de saint Paul aux Corinthiens (1 Co 3,5-17)

Qu'est-ce donc qu'Apollos? Et qu'est-ce que Paul? Des serviteurs par qui vous avez embrassé la foi, et chacun d'eux selon ce que le Seigneur lui a donné. Moi, j'ai planté, Apollos a arrosé; mais c'est Dieu qui donnait la croissance. Ainsi donc, ni celui qui plante n'est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance: Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu'un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur. Car nous sommes les coopérateurs de Dieu; vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m'a été accordée, tel un bon architecte, j'ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il y bâtit. De fondement, en effet, nul n'en peut poser d'autre que celui qui s'y trouve, c'est-à-dire Jésus Christ. Que si sur ce fondement on bâtit avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille, l'œuvre de chacun deviendra manifeste; le Jour, en effet, la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c'est ce feu qui éprouvera la qualité de l'œuvre de chacun. Si l'œuvre bâtie sur le fondement subsiste, l'ouvrier recevra une récompense; si son œuvre est consumée, il en subira la perte; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu. Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous. 

 

VENDREDI 6 NOVEMBRE

 

Lecture suivie : Mc 4, 21 – 34   « nuit et jour la semence germe »

  Texte de méditation : DIRECTOIRE DE LA CATÉCHÈSE

L'efficacité de la catéchèse est et sera toujours un don de Dieu, à travers l'œuvre de l'Esprit du Père et du Fils. Cette totale dépendance de la catéchèse envers l'intervention de Dieu, l'Apôtre Paul l'enseigne aux Corinthiens, lorsqu'il leur rappelle: "Moi, j'ai planté, Apollos a arrosé; mais c'est Dieu qui donnait la croissance. Ainsi donc, ni celui qui plante n'est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance: Dieu" (1Co 3,6-7). Il n'y aura jamais de catéchèse ni d'évangélisation sans l'action de Dieu qui agit par son Esprit. Dans la pratique catéchétique, ni les techniques pédagogiques les plus avancées, ni le catéchiste doté de la personnalité humaine la plus captivante ne remplaceront l'action silencieuse et discrète de l'Esprit Saint. C'est Lui, "le vrai protagoniste de toute la mission ecclésiale"; c'est Lui le premier catéchiste; c'est Lui le "maître intérieur" de ceux qui grandissent vers le Seigneur. En effet, c'est Lui "le principe inspirateur de toute l'œuvre catéchétique et de ceux qui l'accomplissent". Que la patience habite donc au cœur de la spiritualité du catéchiste, ainsi que cette confiance que c'est Dieu lui-même qui fait naître, grandir et fructifier la semence de sa Parole, semée dans une bonne terre et travaillée avec amour! Saint Marc est le seul des évangélistes à présenter la parabole dans laquelle Jésus explique - l'une après l'autre - les étapes du développement graduel et constant de la semence répandue: "Il en est du Royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté du grain en terre: qu'il dorme et qu'il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi. Et quand le fruit s'y prête, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est à point" (Mc 4,26-29). L'Eglise, qui a la responsabilité de catéchiser ceux qui croient, invoque l'Esprit du Père et du Fils, le suppliant de faire fructifier et de renforcer intérieurement les innombrables travaux qui, partout, sont entrepris pour faire progresser la foi et la marche à la suite de Jésus-Christ Sauveur.

 

SAMEDI 7 NOVEMBRE

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.