LD semaine du 13 au 19 septembre 2009 (Ps 1-18)

LD 18  – Livre des Psaumes (Ps 1-18) – SEMAINE 8

 

« Je bénis le Seigneur qui s’est fait mon conseil » (Ps 16(15),7)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : «Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2009

  

 Lecture suivie : Psaume 14 (13)   « tous, ils sont dévoyés »

    Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 3, 10 – 26) 

Comme il est écrit: Il n'est pas de juste, pas un seul, il n'en est pas de sensé, pas un qui recherche Dieu. Tous ils sont dévoyés, ensemble pervertis; il n'en est pas qui fasse le bien, non, pas un seul. Leur gosier est un sépulcre béant, leur langue trame la ruse. Un venin d'aspic est sous leurs lèvres, la malédiction et l'aigreur emplissent leur bouche. Agiles sont leurs pieds à verser le sang; ruine et misère sont sur leurs chemins. Le chemin de la paix, ils ne l'ont pas connu, nulle crainte de Dieu devant leurs yeux. Or, nous le savons, tout ce que dit la Loi, elle le dit pour ceux qui sont sous la Loi, afin que toute bouche soit fermée, et le monde entier reconnu coupable devant Dieu, puisque personne ne sera justifié devant lui par la pratique de la Loi: la Loi ne fait que donner la connaissance du péché. Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s'est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l'adresse de tous ceux qui croient --  car il n'y a pas de différence: tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu -- et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus: Dieu l'a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi; il voulait montrer sa justice, du fait qu'il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis au temps de la patience de Dieu; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d'être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus.
 

 

 LUNDI 14 SEPTEMBRE
 

Lecture suivie : Psaume 14 (13)   « tous, ils sont dévoyés »

Texte de méditation : SAINT ROMANOS LE MÉLODE (Hymne)

 Ouvre, Seigneur, ouvre-moi la porte de ta miséricorde avant le temps de mon départ (Mt 25,11). Car il me faut m'en aller, aller à toi et me justifier de tout ce que je dis en paroles, accomplis en actes et pense en mon cœur. « Même la rumeur des murmures n'échappe pas à ton oreille » (Sg 1,10). David te crie dans son psaume : « Mes reins sont à toi ; dans ton livre tout est écrit » (Ps 138,13.16). En y lisant les caractères de mes mauvaises actions, grave-les sur ta croix, car c'est en elle que je me glorifie (Ga 6,14) en te criant : « Ouvre-moi ». Notre esprit s'est endurci au point que, quand nous avons entendu parler des calamités d'autrui, nous ne nous sommes corrigés en rien (Lc 13,1s). « Il n'en est pas un qui comprenne, pas un qui cherche ; nous sommes dévoyés, nous sommes pervertis » (Ps 13,2-3). Les Ninivites, autrefois, se sont repentis sur un seul appel du prophète. Mais nous autres, nous n'avons compris ni appel ni menace. Par ses larmes, Ézéchias a mis en fuite les Assyriens en suscitant contre eux la justice d'en haut (2R 19). Or voici que les Assyriens nous ont emmenés en captivité, et nous n'avons pas pleuré ni crié : « Ouvre-nous ». Très haut Seigneur, juge de tous, n'attends pas de nous que nous changions de conduite ; tu n'as pas besoin de nos bonnes actions, car chacun de nous se voue aux actions mauvaises par la pensée et par la volonté. Puisqu'il en est ainsi, Sauveur, gouverne nos jours selon ta volonté, sans attendre notre conversion, car elle ne viendra peut-être pas. Et même si elle vient pour un peu de temps, elle ne persiste pas jusqu'au bout. Comme la semence tombée parmi les pierres, comme l'herbe sur les toits, avant de lever elle se dessèche (Mc 4,5; Ps 128,6). Déploie donc tes miséricordes sur nous et sur tous ceux qui crient : « Ouvre-nous ».

 

MARDI 15 SEPTEMBRE
 
 

Lecture suivie : Psaume 15 (14)      « celui qui marche en parfait »

Référence complémentaire : Livre du prophète Michée (Mi 6, 1 – 8)

Ecoutez ce que dit Yahvé: "Debout! Entre en procès devant les montagnes et que les collines entendent ta voix!" Ecoutez, montagnes, le procès de Yahvé, prêtez l'oreille, fondements de la terre, car Yahvé est en procès avec son peuple, il plaide contre Israël: "Mon peuple, que t'ai-je fait? En quoi t'ai-je fatigué? Réponds-moi. Car je t'ai fait monter du pays d'Egypte, je t'ai racheté de la maison de servitude; j'ai envoyé devant toi Moïse, Aaron et Miryam. Mon peuple, souviens-toi donc: quel était le projet de Balaq, roi de Moab? Que lui répondit Balaam, fils de Béor? De Shittim à Gilgal, pour que tu connaisses les justes œuvres de Yahvé"  -- "Avec quoi me présenterai-je devant Yahvé, me prosternerai-je devant le Dieu de là-haut? Me présenterai-je avec des holocaustes, avec des veaux d'un an? Prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des libations d'huile par torrents? Faudra-t-il que j'offre mon aîné pour prix de mon crime, le fruit de mes entrailles pour mon propre péché"  -- "On t'a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi: rien d'autre que d'accomplir la justice, d'aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu."

 

MERCREDI 16 SEPTEMBRE

  

    Lecture suivie : Psaume 15 (14)      « celui qui marche en parfait »

   Texte de méditation : SAINT BENOÎT (Prologue de la Règle)

 Quoi de plus doux pour nous, frères, que la voix du Seigneur qui nous invite ? Voici que, dans sa tendresse, le Seigneur nous indique le chemin de la vie... Si nous voulons habiter dans la demeure de son Royaume, hâtons-nous par de bonnes actions, sinon nous n'y parviendrons jamais. Avec le prophète, interrogeons le Seigneur en ces termes : « Seigneur, qui habitera en ta demeure et qui reposera sur ta sainte montagne ? » (Ps 14,1) A cette question, frères, écoutons le Seigneur répondre et nous montrer le chemin vers cette demeure : « Celui qui se conduit parfaitement et agit avec justice, qui dit la vérité du fond du cœur..., qui ne fait pas de mal à son prochain et n'admet pas qu'on déshonore son voisin » (v. 2-3). Dans la crainte du Seigneur, ces hommes-là ne se vantent pas de leur bonne conduite ; ils estiment que ce qu'il y a de bien en eux ne peut être de leur fait, mais vient du Seigneur...: « Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom donne la gloire » (Ps 113b,1). Ainsi l'apôtre Paul disait : « C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis » (1Co 15,10)... Et le Seigneur dit dans l'Évangile : « Celui qui entend ces paroles et les met en pratique, je le comparerai à un homme avisé qui a construit sa maison sur le roc. Les torrents sont venus, les vents ont soufflé, ils se sont rués sur cette maison, et elle ne s'est pas écroulée, parce qu'elle était bâtie sur le roc ».  Ceci dit, le Seigneur attend de nous que, chaque jour, nous répondions à ses saints conseils par des actes. Car les jours de cette vie nous sont donnés comme un délai pour corriger ce qui est mauvais en nous ; l'apôtre dit en effet : « Ne sais-tu pas que Dieu n'est patient que pour t'amener à changer de vie ? » (Rm 2,4) Et le Seigneur dit dans sa tendresse : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive » (Ez 18,23).

 

JEUDI 17 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Psaume  16 (15)  « tu m’apprends le chemin de la vie »

    Référence complémentaire : Livre des Actes des Apôtres (Ac 2, 24 – 33) 

Dieu a ressuscité Jésus, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir; car David dit à son sujet: Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas. Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé; ma chair elle-même reposera dans l'espérance que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton Saint voir la corruption. Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence. "Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance: le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous. Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang, il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption: Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins. Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez. 


VENDREDI 18 SEPTEMBRE

 

Lecture suivie : Psaume  16 (15)  « tu m’apprends le chemin de la vie »

  Texte de méditation : CARDINAL CM MARTINI (Le Désir de Dieu)

      S. Kierkegaard écrivait : « Lorsque, fatigué de tous les changements humains, temporels et terrestres, fatigué de ta propre inconstance, tu en arriveras à souhaiter un lieu où reposer ta tête lasse, tes pensées surmenées, ton cœur harassé, un lieu où te reposer et te détendre : oh, c‘est dans l’immuabilité de Dieu que se trouve le repos ! » Les mots de Kierkegaard, à mon avis, expriment très bien le mouvement du psaume 16 que j’appellerais : « La profession de foi d’un croyant cerné par les idoles ». Ou bien plus brièvement, « Dieu seul suffit ! », selon le cri de sainte Thérèse d’Avila. Le psalmiste dit, en effet, l’affection profonde et confiante en Dieu, suprême et unique Bien.

Repensant à l’ensemble du psaume, il est facile, d’en saisir le mouvement, qui va de la certitude à l’espérance et à la joie. La certitude d’appartenir au Seigneur, de l’avoir choisi en refusant les idoles, nourrit l’espérance que nous ne serons pas abandonnés à la mort, et fait jaillir la joie dès cette vie. On peut rappeler que le psaume 16 a été appliqué à Jésus et à sa résurrection. Dans les Actes, il est cité deux fois : Pierre, dans le discours de Jérusalem, au chapitre 2, dit : « David a annoncé la résurrection du Christ » en se référant à notre psaume (voir v. 25-31). Paul dans son discours à Antioche, au chapitre 13, rappelle le verset 10 : Tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption » (13,35). Jésus s’est abandonné à Dieu, son Père, son unique bien : il ne verra pas la corruption, il ressuscitera (…) Parce que nous sommes en Jésus, Dieu est notre bien, notre Père. Aussi sommes-nous sûrs également face à la mort, nous sommes certains de vivre pour toujours avec Dieu.

 

SAMEDI 19 SEPTEMBRE

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :