LD semaine du 13 au 19 décembre 2009 (Is 49 à 55)

LD 20  – Livre d'Isaïe (Is 49 à 55) – SEMAINE 3

 

« Le Seigneur m’a appelé dès le sein maternel » (Is 49, 1)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : «  Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi   ».

 

◊  Lire avec attention le texte proposé pour la journée. L'accueillir comme notre nourriture du jour, le prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «  Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles  . Amen »


 

 


DIMANCHE 13 DÉCEMBRE 2009

  

 Lecture suivie : Is 48, 16 – 22  « Je te conduis par le chemin où tu marches »
 

    Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 42, 1 – 10) 

Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J'ai mis sur lui mon Esprit, il présentera aux nations le droit. Il ne crie pas, il n'élève pas le ton, il ne fait pas entendre sa voix dans la rue; il ne brise pas le roseau froissé, il n'éteint pas la mèche qui faiblit, fidèlement, il présente le droit; il ne faiblira ni ne cédera jusqu'à ce qu'il établisse le droit sur la terre, et les îles par la main, et je t'ai modelé, j'ai fait de toi l'alliance du peuple, la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour extraire du cachot le prisonnier, et de la prison ceux qui habitent les ténèbres." Je suis Yahvé, tel est mon nom! Ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre, ni mon honneur aux idoles. Les premières choses, voici qu'elles sont arrivées, et je vous en annonce de nouvelles, avant qu'elles ne paraissent, je vais vous les faire connaître. Chantez à Yahvé un chant nouveau, que chantent sa louange, des extrémités de la terre, ceux qui vont sur la mer, et tout ce qui la peuple, les îles et ceux qui les habitent.

 

 

 LUNDI 14 DÉCEMBRE
 


Lecture suivie : Is 48, 16 – 22  « Je te conduis par le chemin où tu marches »

Texte de méditation : SAINT CYRILLE DE JÉRUSALEM (Catéchèse baptismale)

Nous avons vraiment besoin de la grâce spirituelle pour parler de l’Esprit Saint. Non pour en parler dignement car c’est impossible, mais pour qu’en disant ce que nous tirerons des divines Ecritures, nous procédions sans danger.

C’est l’Esprit Saint qui, dans les prophètes, annonçait le Christ. C’est lui qui agissait dans les apôtres, c’est lui qui jusqu’à ce jour, dans le baptême, marque d’un sceau les âmes. Le Père, d’une part, donne au Fils, et le Fils communique au Saint-Esprit : « Quand celui-là viendra, l’Esprit de vérité, celui-là me glorifiera parce qu’il prend de ce qui est à moi et il vous l’annoncera (Jn 16,13-14). Le Père par le Fils, avec le Saint-Esprit, donne toutes les grâces.

La grand voix d’Isaïe s’élève : « sur lui reposera l’Esprit de Dieu, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de piété ; et l’esprit de crainte le remplira » (Is 11,2-3). Il montre que le Saint-Esprit est unique et indivisible, mais que son action est diversifiée. Il reprend : « Jacob est mon Serviteur » (Is 42,1), et également « j’ai versé mon Esprit sur lui » et encore : « je placerai moi Esprit sur sa descendance » (Is 44,3), et encore : « Et maintenant, le Seigneur tout-puissant m’a envoyé, ainsi que son Esprit » (Is 48,16). Et encore : « Voici quelle sera mon alliance avec eux, dit le Seigneur, mon Esprit qui est sur toi » (Is 59,21). Egalement : « l’Esprit du Seigneur est sur moi » (Is 61,1).
 

                               
MARDI 15 DÉCEMBRE
 
 

Lecture suivie : Is 49, 1 – 12       « J’ai fait de toi l’alliance du peuple »

Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 12, 22 – 28)

Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, et de myriades d'anges, réunion de fête, et de l'assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux, d'un Dieu Juge universel, et des esprits des justes qui ont été rendus parfaits, de Jésus médiateur d'une alliance nouvelle, et d'un sang purificateur plus éloquent que celui d'Abel. Prenez garde de ne pas refuser d'écouter Celui qui parle. Si ceux, en effet, qui ont refusé d'écouter celui qui promulguait des oracles sur cette terre n'ont pas échappé au châtiment, à combien plus forte raison n'y échapperons-nous pas, si nous nous détournons de Celui qui parle des cieux. Celui dont la voix jadis ébranla la terre nous a fait maintenant cette promesse: Encore une fois, moi j'ébranlerai non seulement la terre mais aussi le ciel. Cet encore une fois indique que les choses ébranlées seront changées, puisque ce sont des réalités créées, pour que subsistent celles qui sont inébranlables. Ainsi, puisque nous recevons la possession d'un royaume inébranlable, retenons fermement la grâce, et par elle rendons à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec religion et crainte.

 

            

MERCREDI 16 DÉCEMBRE

  

    Lecture suivie : Is 49, 1 – 12       « J’ai fait de toi l’alliance du peuple »

   Texte de méditation : EPÎTRE À DIOGNÈTE (texte du IIe siècle) 

Lorsque notre perversité fut à son comble et qu'il fut devenu pleinement manifeste que la récompense qu'on en pouvait attendre était le supplice et la mort, alors arriva le temps que Dieu avait marqué pour y manifester désormais sa bonté et sa puissance : quelle surabondance de la bonté pour les hommes et de l'amour divins ! Il ne nous a pas haïs, il ne nous a pas repoussés, ni tenu rancune, mais au contraire il a longtemps patienté, il nous a supportés. Nous prenant en pitié, il a assumé lui-même nos propres péchés ; il a livré lui-même son propre Fils en rançon pour nous, livrant le saint pour les criminels, l'innocent pour les méchants, le juste pour les injustes, l'incorruptible pour les corrompus, l'immortel pour les mortels. Quoi d'autre aurait pu couvrir nos péchés, sinon sa justice ? En qui pouvions-nous être justifiés, criminels et impies que nous étions, sinon par le seul Fils de Dieu ? Ô doux échange, opération impénétrable, ô bienfaits inattendus : le crime du grand nombre est enseveli dans la justice d'un seul et la justice d'un seul justifie un grand nombre de criminels. Il a d'abord, au cours du temps passé, convaincu notre nature de son impuissance à obtenir la vie ; maintenant il nous a montré le Sauveur qui a la puissance de sauver même ce qui ne pouvait l'être : par ce double moyen, il a voulu que nous eussions foi en sa bonté et que nous vissions en Lui nourricier, père, maître, conseiller, médecin, intelligence, lumière, honneur, gloire, force, vie - sans plus nous inquiéter du vêtement et de la nourriture.

 

JEUDI 17 DÉCEMBRE

 

Lecture suivie : Is 49, 13 – 26   « Je t’ai gravé sur les paumes de mes mains »

    Référence complémentaire : Cantique des cantiques (Ct 8, 3 – 7) :

Son bras gauche est sous ma tête,

et sa droite m'étreint.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem,

n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, avant l'heure de son bon plaisir.

Qui est celle-ci qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé?

Sous le pommier je t'ai réveillée, là même où ta mère te conçut, là où conçut celle qui t'a enfantée.

Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras.

Car l'amour est fort comme la Mort, la passion inflexible comme le Shéol.

Ses traits sont des traits de feu, une flamme de Yahvé.

Les grandes eaux ne pourront éteindre l'amour, ni les fleuves le submerger.

Qui offrirait toutes les richesses de ma maison pour acheter l'amour,

ne recueillerait que mépris.


 
VENDREDI 18 DÉCEMBRE

 

Lecture suivie : Mc 7, 14 – 23   « rien d’extérieur ne souille l’homme »

  Texte de méditation : CATÉCHISME DE L’EGLISE CATHOLIQUE

Jésus est apparu aux yeux des Juifs et de leurs chefs spirituels comme un "rabbi". Il a souvent argumenté dans le cadre de l'interprétation rabbinique de la Loi. Mais en même temps, Jésus ne pouvait que heurter les docteurs de la Loi car il ne se contentait pas de proposer son interprétation parmi les leurs, "il enseignait comme quelqu'un qui a autorité et non pas comme les scribes" (Mt 7,28-29). En lui, c'est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moïse la Loi écrite qui se fait entendre de nouveau sur la Montagne des Béatitudes (cf. Mt 5,1). Elle n'abolit pas la Loi mais l'accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime: "Vous avez appris qu'il a été dit aux ancêtres ... moi je vous dis" (Mt 5,33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines "traditions humaines" (Mc 7,8) des Pharisiens qui "annulent la Parole de Dieu" (Mc 7,13). Allant plus loin, Jésus accomplit la Loi sur la pureté des aliments, si importante dans la vie quotidienne juive, en dévoilant son sens "pédagogique" (cf. Ga 3,24) par une interprétation divine: "Rien de ce qui pénètre du dehors dans l'homme ne peut le souiller... - ainsi il déclarait purs tous les aliments - ... Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme. Car c'est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers" (Mc 7,18-21). En délivrant avec autorité divine l'interprétation définitive de la Loi, Jésus s'est trouvé affronté à certains docteurs de la Loi qui ne recevaient pas son interprétation de la Loi garantie pourtant par les signes divins qui l'accompagnaient (cf. Jn 5,36 Jn 10,25 Jn 10,37-38 Jn 12,37).

 

SAMEDI 19 DÉCEMBRE

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.

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