LD semaine du 28 mars au 3 avril 2010 (Os et S. Ste)

LD 22  – Livre du prophète Osée – SEMAINE 7

 

« Après deux jours, il nous fera revivre,
le troisième jour, il nous relèvera
et nous vivrons en sa présence.
Appliquons-nous à connaître le Seigneur,
Sa venue est certaine comme l’aurore » (Os 6,1-3)

 

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

 

Du Dimanche des Rameaux jusqu’au Mercredi saint, nous terminons notre lecture continue  du Livre d’Osée.
 

Du Jeudi-Saint à la Vigile Pascale, nous interrompons cette lecture continue pour vous proposer des textes bibliques et des méditations permettant de méditer sur le Mystère Pascal célébré ces jours-ci.
 

La Célébration de la Pâque du Christ nous enseigne que le chrétien dans l'Eglise doit mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui. Et elle ne fait pas que l'enseigner, comme on montrerait du doigt quelque chose que l'on ne tient pas en son pouvoir. Elle l'opère. La Pâque, c'est le Christ qui est mort et ressuscité, une fois, nous faisant mourir de sa mort et nous ressuscitant à sa vie. Ainsi la Pâque n'est-elle pas une simple commémoration; elle est la Croix et le Tombeau vide rendus présents. Mais maintenant ce n'est plus le Chef qui doit s'étendre sur la croix pour se relever du tombeau; c'est son corps, l'Eglise, et dans ce corps c'est chacun de ses membres que nous sommes. Louis BOUYER

 

 


DIMANCHE 28 MARS 2010

  

 Lecture suivie : Os 14, 2 – 4     «  Revenez au Seigneur »

    Référence complémentaire : 2e épître de saint Paul aux Corinthiens (2 Co 5,14 à 6,2) 

 

L’Amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons. Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là. Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu. Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. Il dit en effet: Au moment favorable, je t'ai exaucé; au jour du salut, je t'ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. 

 

   
 LUNDI 29 MARS
 


Lecture suivie : Os 14, 2 – 4     «  Revenez au Seigneur »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur le Ps 118) :

"Le Seigneur est mon soutien, je ne craindrai point ce que l'homme pourra me faire." (Ps 118,6). Voyez quelle élévation d'esprit, quelle grandeur d'âme, comme il s'élève au-dessus de la faiblesse humaine. Ne nous contentons pas de répéter ces paroles, mais traduisons-les dans notre conduite. Remarquez que le psalmiste ne dit pas: Je serai à l'abri de l'épreuve, mais: "Je ne craindrai pas ce que l'homme pourra me faire." C'est-à-dire que je serai sans crainte au milieu même des souffrances, en m'écriant par avance avec saint Paul: "Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?" (Rm 8,31). Ne serait-ce pas en effet la marque d'une âme timide et pusillanime de craindre ses semblables, lorsqu'elle est assurée de l'amitié de son Dieu? Tel n'est point le Roi-prophète, il domine comme d'un lieu élevé toutes les craintes qui peuvent l'assaillir. Imitons nous-mêmes son exemple, et ne perdons point le secours de Dieu par une trop grande appréhension des hommes, car ce serait là un véritable outrage fait à la Protection divine (…) Dieu reproche aussi aux Israélites de se confier dans leurs trésors et dans leurs chevaux. C'est pourquoi le prophète leur conseille d'apaiser Dieu par une conduite toute opposée et de dire: "Nous n'attendrons plus notre salut de la vitesse de nos chevaux." (Os 14,4). Eh quoi! Dieu vous témoigne de l'honneur, et vous l'outragez? Dieu vous honore à ce point de vous promettre son Secours, et vous cherchez un refuge dans les espérances humaines, et vous faites dépendre votre salut d'une matière inanimée, c'est-à-dire de votre argent? Dieu ne se contente pas de vouloir vous sauver, Il veut le faire honorablement pour vous. Il vous aime d'un amour extrême, et c'est pour cela qu'Il veut vous séparer de tout pour vous attacher à Lui, vous ôter tout autre moyen de salut pour vous forcer d'avoir recours à sa Protection, et il semble vous dire par tout ce qu'Il fait: " Espérez en moi, et demeurez-moi constamment attachés."

 

                               
MARDI 30 MARS
 
 

 

Lecture suivie : Os 14 , 5 – 10      « je les aimerai de bon cœur »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 1 – 16)
 

Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Je suis la vigne; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez. C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples. Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. 
 


 
MERCREDI 31 MARS

  

 

    Lecture suivie : Os 14 , 5 – 10      « je les aimerai de bon cœur »

   Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Homélie:

« Mon Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu ». Ces paroles ne doivent pas s'entendre en ce sens que ses disciples aient été les premiers à l'aimer, et que, par conséquent, ils aient mérité par eux-mêmes d'être aimés du Père; en effet, le Père les a aimés le premier, et ç'a été de sa part un don tout gratuit qu'ils aient été capables d'aimer le Fils et de croire en lui. II a dit d'eux par la bouche du Prophète : « Je les aimerai spontanément (Os 14,5) » ; et dans l'Evangile : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis ». Voilà pourquoi l'apôtre Jacques a prononcé ces paroles : « Il nous a volontairement engendrés par la parole de la vérité ». La grâce subséquente, qui aide l'homme à pouvoir faire le bien, est d'abord antécédente à son égard, c'est-à-dire qu'elle lui inspire la volonté de bien agir. Si, en effet, la grâce de Dieu ne prévenait la volonté humaine, pour la porter au bien, le Psalmiste ne dirait pas : « En vous, Seigneur, je conserverai ma force; vous êtes mon asile; Dieu m'a prévenu de sa miséricorde ». Et si la même grâce ne venait point ensuite pour l'aider à bien faire, le même Psalmiste ne dirait pas non plus « Et votre miséricorde me suivra pas à pas tous les jours de ma vie ».

 

JEUDI 1er AVRIL – JEUDI SAINT

 

    Lecture suivie : Os 14 , 5 – 10      « je les aimerai de bon cœur »

   Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Homélie:

« Mon Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu ». Ces paroles ne doivent pas s'entendre en ce sens que ses disciples aient été les premiers à l'aimer, et que, par conséquent, ils aient mérité par eux-mêmes d'être aimés du Père; en effet, le Père les a aimés le premier, et ç'a été de sa part un don tout gratuit qu'ils aient été capables d'aimer le Fils et de croire en lui. II a dit d'eux par la bouche du Prophète : « Je les aimerai spontanément (Os 14,5) » ; et dans l'Evangile : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis ». Voilà pourquoi l'apôtre Jacques a prononcé ces paroles : « Il nous a volontairement engendrés par la parole de la vérité ». La grâce subséquente, qui aide l'homme à pouvoir faire le bien, est d'abord antécédente à son égard, c'est-à-dire qu'elle lui inspire la volonté de bien agir. Si, en effet, la grâce de Dieu ne prévenait la volonté humaine, pour la porter au bien, le Psalmiste ne dirait pas : « En vous, Seigneur, je conserverai ma force; vous êtes mon asile; Dieu m'a prévenu de sa miséricorde ». Et si la même grâce ne venait point ensuite pour l'aider à bien faire, le même Psalmiste ne dirait pas non plus « Et votre miséricorde me suivra pas à pas tous les jours de ma vie ».


VENDREDI 2 AVRIL – VENDREDI SAINT

 

Lecture biblique pour le Vendredi Saint :  1 Co 1, 17 – 31  «  le Christ crucifié »

   Texte de méditation : SAINT THÉODORE LE STUDITE  (La Croix, arbre de la Vie)

Quel don infiniment précieux que la Croix ! Oui, comme sa vue est belle ! La beauté qu'elle nous présente n'est pas mêlée de mal et de bien, comme jadis l'arbre du jardin d'Eden. Elle est tout entière admirable et belle à voir et à partager. En effet, c'est un arbre qui donne la vie et non la mort ; la lumière et non l'aveuglement. Elle fait entrer dans l'Eden, elle n'en fait pas sortir. Cet arbre sur lequel le Christ est monté, comme un roi sur son char de triomphe, a perdu le diable, qui avait le pouvoir de la mort, en délivrant le genre humain de l'esclavage du tyran. C'est sur cet arbre que le Seigneur, comme un combattant d'élite, blessé aux mains, aux pieds et à son côté divin, a guéri les cicatrices du péché, c'est-à-dire notre nature blessée par le dragon mauvais. Après avoir été mis à mort par le bois, nous avons trouvé la vie par le bois ; après avoir été trompés par le bois, c'est par le bois que nous avons repoussé le serpent trompeur. Quels échanges surprenants! La vie au lieu de la mort, l'immortalité au lieu de la corruption, la gloire au lieu de la honte ! C'est avec à-propos que l'Apôtre s'est écrié : Je ne veux trouver ma gloire que dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ par qui le monde a été crucifié pour moi et moi pour le monde ! Car cette sagesse au-dessus de toute sagesse, qui a fleuri sur la croix, a rendu stupides les prétentions de la sagesse du monde. La connaissance de tout bien qui a fructifié sur la croix a retranché les bourgeons du mal.

 

 

SAMEDI 3 AVRIL – SAMEDI SAINT

 

Lecture biblique pour le Samedi Saint : Epître aux Hébreux (He 4,1-13) « Le repos »

Texte de méditation : HOMÉLIE ANCIENNE : Un grand silence règne sur la terre, un grand silence et une grande solitude. Un grand silence parce que le Christ notre Roi dort. La terre a tremblé et s'est calmée parce que Dieu s'est endormi dans la chair et qu'il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. C'est le Premier homme, Adam, qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort. Il va pour délivrer de leurs douleurs Adam dans les liens et Eve, captive avec lui, Lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils. Au milieu des ténèbres de ce lieu des morts, un pas se fait entendre ; Adam y reconnaît les pas de Celui qui se promenait à la brise du soir, au jardin du Paradis ; il se redresse, et à ses compagnons de captivité, il dit : Reprenez courage, j'entends le bruit des pas du Bien-Aimé, il vient; il est tout proche celui qui vient nous sauver. "Viens, Seigneur Jésus, viens nous relever". Au milieu de la nuit, un cri s'est fait entendre : "Voici l'Époux qui vient ; venez à sa rencontre". Le Seigneur est descendu aux enfers, il s'est avancé vers tous ceux qui étaient plongés dans les ténèbres de la mort ; il s'est avancé vers eux muni de sa croix, l'arme de sa victoire. Adam, le premier homme se frappant la poitrine dans sa stupeur, s'écria vers tous les autres : "Mon Seigneur avec nous tous !" Et le Christ répondit à Adam : "Et avec ton esprit". Jésus le prend par la main et le relève en disant : Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. "Je suis ton Dieu, et à cause de toi, je suis devenu ton Fils. Lève-toi, toi qui dormais, relève-toi, œuvre de mes mains ».

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.