LD semaine du 8 au 14 novembre 2009 (Mc 1-7)

LD 19  – Evangile selon saint Marc (Mc 1-7) – SEMAINE 7

 

« rapporte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi » (Mc 5, 19)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : «Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as confié à saint Marc la mission de proclamer la Bonne Nouvelle, 
accorde-nous de si bien profiter de son enseignement 
que nous marchions sur les traces du Christ. 
Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, 
maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »


 

 


DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2009

  

 Lecture suivie : Mc 4, 35 – 41  « même le vent et la mer lui obéissent »

    Référence complémentaire : Psaume 107 (vv. 19 à 31) 

Et ils criaient vers Yahvé dans la détresse, de leur angoisse il les a délivrés.

Il envoya sa parole, il les guérit, à la fosse il arracha leur vie.

Qu'ils rendent grâce à Yahvé de son amour, de ses merveilles pour les fils d'Adam !

Qu'ils sacrifient des sacrifices d'action de grâces,

qu'ils répètent ses œuvres en chants de joie!

Descendus en mer sur des navires, ils faisaient négoce parmi les grandes eaux;

ceux-là ont vu les œuvres de Yahvé, ses merveilles parmi les abîmes.

Il dit et fit lever un vent de bourrasque qui souleva les flots ;

montant aux cieux, descendant aux gouffres, sous le mal leur âme fondait ;

tournoyant, titubant comme un ivrogne, leur sagesse était toute engloutie.

Et ils criaient vers Yahvé dans la détresse, de leur angoisse il les a délivrés.

Il ramena la bourrasque au silence et les flots se turent.

Ils se réjouirent de les voir s'apaiser, il les mena jusqu'au port de leur désir.

Qu'ils rendent grâce à Yahvé de son amour, de ses merveilles pour les fils d'Adam!

 

 

 LUNDI 9 NOVEMBRE
 


Lecture suivie : Mc 4, 35 – 41  « même le vent et la mer lui obéissent »

Texte de méditation : Homélie ancienne

Ses disciples s'approchent de Jésus, le réveillent et lui disent : « Seigneur, au secours, nous périssons ! »… Ô bienheureux, ô vrais disciples de Dieu, vous avez avec vous le Seigneur votre Sauveur et vous craignez un danger ? La Vie est avec vous et vous vous inquiétez pour votre mort ? Vous tirez de son sommeil le Créateur présent avec vous, comme s'il ne pouvait pas, même endormi, calmer les vagues, faire tomber la tempête ? Que répondent à cela les disciples bien-aimés ? Nous sommes de tout petits enfants encore faibles. Nous ne sommes pas encore des hommes vigoureux… Nous n'avons pas encore vu la croix ; la Passion du Seigneur, sa résurrection, son ascension dans les cieux, la descente du Saint Esprit Paraclet ne nous ont pas encore rendus solides… Le Seigneur a raison de nous dire : « Pourquoi êtes-vous peureux, gens de peu de foi ? » Pourquoi êtes-vous sans force ? Pourquoi ce manque de confiance ? Pourquoi si peu de témérité quand vous avez la Confiance auprès de vous ? Même si la mort allait faire irruption, ne devrez-vous pas la supporter avec une grande constance ? En tout ce qui arrive, je vous donnerai la force nécessaire, en tout danger, en toute épreuve, y compris la sortie de l'âme de son corps… Si, dans les dangers, ma force est nécessaire pour tout supporter avec foi comme un homme, combien plus nécessaire est-elle en présence des tentations de la vie pour ne pas tomber !

 Pourquoi vous troubler, gens de peu de foi ? Vous savez que je suis puissant sur terre ; pourquoi ne croyez-vous pas que je suis puissant aussi sur mer ? Si vous me reconnaissez comme vrai Dieu et Créateur de tout, pourquoi ne croyez-vous pas que j’ai pouvoir sur tout ce que j’ai créé ? « Alors il se dressa et commanda avec force aux vents et à la mer et il se fit un grand calme. »

                     
MARDI 10 NOVEMBRE
 
 

Lecture suivie : Mc 5, 1 – 20       « sors de cet homme, esprit impur »

Référence complémentaire : 1ère Epître de saint Jean (1 Jn 2, 12 – 17)

Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont remis par la vertu de son nom. Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le Mauvais. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous connaissez le Père. Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaincu le Mauvais. N'aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde -  la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la richesse -  vient non pas du Père, mais du monde. Or le monde passe avec ses convoitises; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

 

MERCREDI 11 NOVEMBRE

  

    Lecture suivie : Mc 5, 1 – 20       « sors de cet homme, esprit impur »

   Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sur 1 Jn)

Combattez de manière à remporter la victoire: devenez vainqueurs pour mériter la couronne; soyez humbles, pour ne point périr dans la lutte. «Jeunes gens, je vous écris, parce que vous êtes forts, parce que la parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaincu le malin esprit». Nous sommes tout cela, mes frères, et parce que nous connaissons ce qui est dès le principe, et parce que nous sommes forts, et parce que nous connaissons aussi le Père, et nous devons y trouver un motif puissant d'acquérir cette science divine; mais ne devons-nous pas y trouver encore un motif de charité? Si nous apprenons à connaître, apprenons, de même, à aimer; car la connaissance, sans l'amour, est incapable de nous conduire au salut. La science enfle, la charité édifie. Si vous prétendez confesser de bouche sans aimer, vous ressemblez déjà aux démons. Les démons reconnaissaient hautement le Fils de Dieu, et disaient: «Qu'y a-t-il entre toi et nous ?» Et ils se voyaient repoussés. Confessez-le, et l'affectionnez. Les démons le craignaient en raison de leurs iniquités. Pour vous, aimez-le, car il vous a pardonné vos fautes. Mais comment pouvons-nous aimer Dieu, si nous aimons le monde? Il nous dispose donc à devenir la demeure de la charité. Il y a deux amours, celui du monde et celui de Dieu; si l'amour du monde habite en nous, il n'y a plus de place pour l'amour de Dieu; que celui du monde s'éloigne de notre cœur, que celui de Dieu y habite; donnons-y place au meilleur des deux; dès lors que tu auras retiré ton âme du milieu des affections terrestres, tu puiseras à la source de l'amour divin, et alors habitera en toi la charité qui ne peut aucunement engendrer le mal.

 

JEUDI 12 NOVEMBRE

 

Lecture suivie : Mc 5, 21 – 43   « ta foi t’a sauvée ; va en paix »

    Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 10, 36 à 11, 6)

 

Vous avez besoin de constance, pour que, après avoir accompli la volonté de Dieu, vous bénéficiiez de la promesse. Car encore un peu, bien peu de temps, Celui qui vient arrivera et il ne tardera pas. Or mon juste vivra par la foi; et s'il se dérobe, mon âme ne se complaira pas en lui. Pour nous, nous ne sommes pas des hommes de dérobade pour la perdition, mais des hommes de foi pour la sauvegarde de notre âme. Or la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas. C'est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage. Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, de sorte que ce que l'on voit provient de ce qui n'est pas apparent. Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn; aussi fut-il proclamé juste, Dieu ayant rendu témoignage à ses dons, et par elle aussi, bien que mort, il parle encore. Par la foi, Hénoch fut enlevé, en sorte qu'il ne vit pas la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l'avait enlevé. Avant son enlèvement, en effet, il lui est rendu témoignage qu'il avait plu à Dieu. Or sans la foi il est impossible de lui plaire. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent.
 
VENDREDI 13 NOVEMBRE

 

Lecture suivie : Mc 5, 21 – 43   « ta foi t’a sauvée ; va en paix »

  Texte de méditation : ORIGÈNE (Sur Lv)

A propos de l'offrande des premiers fruits de la terre, la Loi disait : « Tout ce qui y touche se trouvera consacré » (Lv 6,11). Le Christ immolé est le sacrifice unique et parfait, dont tous les sacrifices de l'ancienne Loi étaient le symbole et la préfiguration. Celui qui touche la chair de ce sacrifice est immédiatement sanctifié : s'il est impur, il est purifié ; s'il est blessé, sa blessure est guérie. C'est bien ainsi que l'a compris la femme qui souffrait d'un flux de sang. Parce qu'elle a compris qu'il y avait là en vérité la chair du Saint des Saints, elle s'est approchée. Elle n'ose pas toucher la chair même, car elle n'avait pas encore saisi ce qui est parfait ; mais elle a touché la frange du vêtement qui touchait cette chair très sainte. Et parce qu'elle touchait avec foi, « une force est sortie » de l'humanité du Christ, pour la purifier de son impureté et la guérir de sa maladie.

Ne crois-tu pas donc que ce texte de la Loi doit s'entendre ainsi : Si quelqu'un touche la chair de Jésus avec les dispositions que nous venons de dire, si avec toute sa foi, toute son obéissance, il s'approche de Jésus comme du Verbe fait chair, celui-là a touché la vraie chair du sacrifice et il est sanctifié.

 

SAMEDI 14 NOVEMBRE

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.