LD semaine du 31 mai au 6 juin 2009 (Ac 1-9)

LD 17  – Actes des Apôtres (Ac 1-9) – SEMAINE 5

 

« ils annoncent dans notre langue les merveilles de Dieu ! » (Ac 2,11)

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

Durant les mois de mai à juillet, nous vous proposons, selon la pédagogie propre de la Lectio Divina, de lire, de méditer, de prier, de contempler, la Parole de Dieu dans la première partie des Actes des Apôtres (les chapitres 1 à 9). Cette lecture nous permet de poursuivre notre Année saint Paul dans laquelle nous sommes entrés depuis juin dernier.

 

◊   Commencez le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi  ».

 

◊  Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure  le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Seigneur, par le mystère de la Pentecôte, tu sanctifies ton Église chez tous les peuples et dans toutes les nations ; répands les dons du Saint-Esprit sur l'immensité du monde, et continue dans le cœur des croyants l'œuvre d'amour que tu as entreprise au début de la prédication évangélique. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »


 

 


DIMANCHE 31 MAI 2009

              

 Lecture suivie : Ac 1, 1 – 14    « sous leurs regards, Jésus s’éleva »

 Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Ephésiens (Ep 4, 4 – 16) 
 

 

Il n'y a qu'un Corps et qu'un Esprit, comme il n'y a qu'une espérance au terme de l'appel que vous avez reçu; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême; un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous. Cependant chacun de nous a reçu sa part de la faveur divine selon que le Christ a mesuré ses dons. C'est pourquoi l'on dit: Montant dans les hauteurs il a emmené des captifs, il a donné des dons aux hommes. "Il est monté", qu'est-ce à dire, sinon qu'il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre? Et celui qui est descendu, c'est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. C'est lui encore qui "a donné" aux uns d'être apôtres, à d'autres d'être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs, organisant ainsi les saints pour l'œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ, au terme de laquelle nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu'un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, et à constituer cet Homme parfait, dans la force de l'âge, qui réalise la plénitude du Christ.
 

 LUNDI 1er JUIN

 

Lecture suivie : Ac 1, 1 – 14    « sous leurs regards, Jésus s’éleva »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (pour l’Ascension)

Notre Seigneur Jésus Christ monte au ciel; que notre cœur y monte avec lui. Écoutons ce que nous dit l'Apôtre: Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d'en haut: c'est là qu'est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre. De même que lui est monté, mais sans s'éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu'il nous a promis ne s'est pas encore réalisé dans notre corps. Il a déjà été élevé au-dessus des cieux; cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres. Il a rendu témoignage à cette vérité lorsqu'il a crié du haut du ciel: Saul, Saul, pourquoi me persécuter? Et il avait dit aussi: J'avais faim, et vous avez donné à manger. Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi, sur la terre, de telle sorte que par la foi, l'espérance, la charité, grâce auxquelles nous nous relions à lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel? Lui, alors qu'il est là-bas, est aussi avec nous; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour; et nous, si nous ne pouvons pas le faire comme lui par la divinité, nous le pouvons cependant par l'amour, mais en lui. Lui ne s'est pas éloigné du ciel lorsqu'il en est descendu pour venir vers nous; et il ne s'est pas éloigné de nous lorsqu'il est monté pour revenir au ciel. Il était là-haut, tout en étant ici-bas; lui-même en témoigne: Nul n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme, qui est au ciel

  

MARDI 2 JUIN

 

Lecture suivie : Ac 1, 15 – 26   « qu’il devienne avec nous témoin de sa résurrection »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 9 – 17)

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. 


MERCREDI 3 JUIN

 
Lecture suivie : Ac 1, 15 – 26  « qu’il devienne avec nous témoin de sa résurrection »

 Texte de méditation : BENOÎT XVI (catéchèse)

Dans l'Eglise de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort : "Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias" (Ac 1, 23). Ce dernier fut précisément élu et ainsi "associé aux onze Apôtres" (Ac 1, 26). Nous ne savons rien de lui, si ce n'est qu'il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu'au bout. A la grandeur de sa fidélité s'ajouta ensuite l'appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. Nous pouvons en tirer une dernière leçon: même si dans l'Eglise ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu'ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur.

 

JEUDI 4 JUIN

  

Lecture suivie : Ac 2, 1 – 13  « tous furent comblés de l’Esprit Saint »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 8, 13 – 27) 

Si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu: si elle fut assujettie à la vanité, --  non qu'elle l'eût voulu, mais à cause de celui qui l'y a soumise, --  c'est avec l'espérance d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement. Et non pas elle seule: nous-mêmes qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l'attente de la rédemption de notre corps. Car notre salut est objet d'espérance; et voir ce qu'on espère, ce n'est plus l'espérer: ce qu'on voit, comment pourrait-on l'espérer encore? Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c'est l'attendre avec constance. Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.

 

VENDREDI 5 JUIN

Lecture suivie : Ac 2, 1 – 13  « tous furent comblés de l’Esprit Saint »

Texte de méditation : SAINT IRÉNÉE DE LYON (Contre les hérésies)

Quand le Seigneur donna à ses disciples le pouvoir de régénérer les hommes en Dieu, il leur dit : Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. C’est cet Esprit dont il a promis par les prophètes l’effusion dans les temps derniers, sur les serviteurs et les servantes, afin qu’ils prophétisent. Voilà pourquoi l’Esprit est descendu dans le Fils de Dieu, devenu le Fils de l’homme, pour s’habituer avec lui à habiter le genre humain, à reposer parmi les hommes, à habiter l’œuvre de Dieu, pour opérer dans ces hommes la volonté du Père, et les renouveler de leur désuétude dans la nouveauté du Christ. C’est l’Esprit, au dire de Luc, qui est descendu après l’Ascension sur les Apôtres à la Pentecôte, et qui a pouvoir sur tous les peuples pour les introduire à la vie et leur ouvrir la nouvelle Alliance. C’est pourquoi, s’unissant à toutes les langues, ils chantaient une hymne à Dieu. L’Esprit ramenait à l’unité toutes les races éloignées, et offrait au Père les prémices de tous les peuples. Voilà pourquoi aussi le Seigneur a promis de nous envoyer le Paraclet, qui nous adapte à Dieu. En effet la farine sèche ne peut devenir sans eau une seule pâte, pas davantage nous tous, ne pouvions devenir un en Jésus-Christ sans l’eau qui vient du ciel. La terre aride, si elle ne reçoit pas d’eau, ne fructifie pas ; ainsi nous-mêmes, qui étions d’abord du bois sec, nous n’aurions jamais porté le fruit de la vie, sans l’eau librement donnée d’en haut. Ainsi nos corps ont reçu par l’eau du baptême l’unité qui les rend incorruptibles ; nos âmes l’ont reçue de l’Esprit. 

  

SAMEDI 6 JUIN

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.