LD semaine du 24 au 30 janvier 2010 (Mt 5 à 7)

LD 21  – Sermon sur la Montagne (Mt 5 - 7) – SEMAINE 3

 

« Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien » (Mt 6, 11)

 

 

 


 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

 

 

◊   Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Viens Esprit Saint, Mets en nous ta clarté, embrase-nous. En nos cœurs, répands l'amour du Père ; Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse ; et donne-nous ta vigueur éternelle ».

 

◊  Lire avec attention le texte proposé pour la journée. L'accueillir comme notre nourriture du jour, le prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

 

◊  Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de conformer à ta volonté nos paroles et nos actes dans une inlassable recherche des biens spirituels. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »


 

 


DIMANCHE 24 JANVIER 2010

  

 Lecture suivie : Mt 5, 17 – 26    « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »

    Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 3, 21 – 31) 

Maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s'est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l'adresse de tous ceux qui croient --  car il n'y a pas de différence: tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu -- et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus: Dieu l'a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi; il voulait montrer sa justice, du fait qu'il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis au temps de la patience de Dieu; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d'être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus. Où donc est le droit de se glorifier? Il est exclu. Par quel genre de loi? Celle des œuvres? Non, par une loi de foi. Car nous estimons que l'homme est justifié par la foi sans la pratique de la Loi. Ou alors Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement, et non point des païens? Certes, également des païens; puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu, qui justifiera les circoncis en vertu de la foi comme les incirconcis par le moyen de cette foi. Alors, par la foi nous privons la Loi de sa valeur? Certes non! Nous la lui conférons.


 

 LUNDI 25 JANVIER
 

Lecture suivie : Mt 5, 17 – 26    « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »

Texte de méditation : SAINT IRÉNÉE DE LYON (Contre les Hérésies)

Toutes choses relèvent d'une seule et même substance, autrement dit proviennent d'un seul et même Dieu, comme le Seigneur le déclare encore à ses disciples : « C'est pourquoi tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un Maître de maison qui extrait de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes. » Il n'a pas enseigné que l’un extrait les choses anciennes et un autre les choses nouvelles, mais que c'est un seul et le même. Car le Maître de maison, c'est le Seigneur : il a autorité sur toute la maison paternelle, fixant pour les esclaves encore grossiers une Loi adaptée, mais donnant aux hommes libres et justifiés par la foi des préceptes appropriés et ouvrant aux enfants son propre héritage. Les scribes instruits de ce qui regarde le royaume des cieux, ce sont ses disciples, au sujet desquels il dit ailleurs aux Juifs : « Voici que je vous envoie des sages, des scribes et des docteurs : vous en tuerez et pourchasserez de ville en ville. » Quant aux choses anciennes et nouvelles qui sont extraites du trésor, ce sont incontestablement les deux Testaments : les choses anciennes sont la Loi antérieure, et les nouvelles, la vie selon l'Evangile. C'est à propos de celle-ci que David dit : « Chantez au Seigneur un cantique nouveau. » Et Isaïe : « Chantez au Seigneur un hymne nouveau. Son commencement : Son nom est glorifié aux extrémités de la terre, on annonce ses hauts faits dans les îles. » Et Jérémie : « Voici, dit-il, que je vais établir une alliance nouvelle, différente de celle que j'ai conclue avec vos pères sur le mont Horeb. » Ces deux Testaments, un seul et même Maître de maison les a extraits de son trésor, le Verbe de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ : c'est lui qui s'est entretenu avec Abraham et avec Moïse, et c'est également lui qui nous a rendu la liberté dans la nouveauté, c'est-à-dire amplifié la grâce venant de lui.

                               

MARDI 26 JANVIER
 
 

 

Lecture suivie : Mt 5, 27 – 48    « soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »

Référence complémentaire : Livre du Lévitique (Lv 19, 1 à 18)

Yahvé parla à Moïse et dit: Parle à toute la communauté des Israélites. Tu leur diras: Soyez saints, car moi, Yahvé votre Dieu, je suis saint. Chacun de vous craindra sa mère et son père. Et vous garderez mes sabbats. Je suis Yahvé votre Dieu. Ne vous tournez pas vers les idoles et ne vous faites pas fondre des dieux de métal. Je suis Yahvé votre Dieu. Si vous faites pour Yahvé un sacrifice de communion, offrez-le de manière à être agréés. Nul d'entre vous ne commettra vol, dissimulation ou fraude envers son compatriote (…) Vous ne commettrez point de fraude en jurant par mon nom; tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis Yahvé. Tu n'exploiteras pas ton prochain et ne le spolieras pas: le salaire de l'ouvrier ne demeurera pas avec toi jusqu'au lendemain matin. Tu ne maudiras pas un muet et tu ne mettras pas d'obstacle devant un aveugle, mais tu craindras ton Dieu. Je suis Yahvé. Vous ne commettrez point d'injustice en jugeant. Tu ne feras pas acception de personnes avec le pauvre ni ne te laisseras éblouir par le grand: c'est selon la justice que tu jugeras ton compatriote. Tu n'iras pas diffamer les tiens et tu ne mettras pas en cause le sang de ton prochain. Je suis Yahvé. Tu n'auras pas dans ton cœur de haine pour ton frère. Tu dois réprimander ton compatriote et ainsi tu n'auras pas la charge d'un péché. Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis Yahvé. 

            

 

MERCREDI 27 JANVIER

  

 

    Lecture suivie : Mt 5, 27 – 48    « soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »

   Texte de méditation : RUPERT DE DEUTZ (Sur Mt)

N’est-ce pas la même voix qui parle dans la Loi et dans l’Evangile ? Pourquoi donc a-t-elle différé si longtemps cette parole de bénignité : « Tu aimeras ton ennemi » ? Parce que la Loi était faible, par rapport à la chair, comme le dit l’Apôtre (Rm 8,3) ; parce que ceux qui vivaient sous la Loi étaient charnels. De même qu’elle leur permit de répudier leurs femmes à cause de la dureté de leurs cœurs et de la faiblesse de leur chair, elle leur donna encore bien d’autres permissions, dont la plus célèbre est celle-ci : « tu haïras ton ennemi ». Vous allez dire : Les hommes n’ont-ils pas, aujourd’hui, la même dureté de cœur et la même faiblesse de la chair ? Si ! Mais un exemple nous a été donné qui manquait aux anciens. La doctrine vaut davantage quand les œuvres du docteur la commandent. On obéit mieux au précepte que confirme l’exemple du maître. Voici que le Fils de Dieu est venu comme docteur et maître ; ce qu’il a prescrit, il l’a exécuté ; ce qu’il enseigne, il l’a montré par ses œuvres… son exemple appuie sa doctrine. La Loi était infirme, parce que l’exemple manquait. Mais le Christ, parce qu’il a donné l’Esprit d’amour et l’exemple de la charité, exige de nous l’imitation, en nous proposant la merveilleuse espérance d’être fils de Dieu, frères et cohéritiers du Fils unique de Dieu.


 

JEUDI 28 JANVIER

 

Lecture suivie : Mt 6, 1 – 15    « Quand vous priez dites : Notre Père »

    Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 17, 1 – 17) :

 

Levant les yeux au ciel, il dit: "Père, l'heure est venue: glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés! Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Je t'ai glorifié sur la terre, en menant à bonne fin l'œuvre que tu m'as donné de faire. Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que fût le monde. J'ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi; car les paroles que tu m'as données, je les leur ai données, et ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d'auprès de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyé. C'est pour eux que je prie; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m'as donné, pour qu'ils soient un comme nous. Quand j'étais avec eux, je les gardais dans ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé et aucun d'eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie. Mais maintenant je viens vers toi et je parle ainsi dans le monde, afin qu'ils aient en eux-mêmes ma joie complète. Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les dans la vérité: ta parole est vérité.
          
VENDREDI 29 JANVIER

 

Lecture suivie : Mt 6, 1 – 15    « Quand vous priez dites : Notre Père »

  Texte de méditation : SAINT CYRIEN (Sur le Notre Père)

Avant toutes choses, le Dieu qui nous a si fortement recommandé la paix et l’unité n’a pas voulu que nos prières eussent un caractère personnel et égoïste; il n’a pas voulu, quand nous prions, que nous ne pensions qu’à nous-même. Nous ne disons pas: mon père qui es dans les cieux, donne-moi aujourd’hui le pain dont j’ai besoin. Nous ne demandons pas seulement pour nous-mêmes le pardon de nos fautes, l’exemption de toute tentation et la délivrance du mal. Notre prière est publique et commune, et quand nous prions, nous ne pensons pas seulement à nous, mais à tout, le peuple; car tout le peuple chrétien ne forme qu’un seul corps. Le Dieu qui nous a enseigné la paix la concorde et l’unité veut que notre prière embrasse tous nos frères, comme il nous a tous portés lui-même dans sou sein paternel. Ainsi prièrent les trois enfants dans la fournaise leurs voix étaient unies comme leurs coeurs. C’est ce que nous enseigne l’Écriture, en les proposant à notre imitation : Les trois enfants, dit-elle, comme d’une seule bouche, chantaient un hymne au Seigneur et le bénissaient (Dn 3). Et pourtant le Verbe fait homme ne leur avait pas appris à prier. Est-il donc étonnant qu’il ait exaucé leur demande, lui qui prête toujours l’oreille à la prière de l’homme simple et pacifique? Nous voyons les apôtres et les disciples prier de la même manière, après l’ascension de Jésus-Christ. Tous, dit l’Écriture, unis par un même sentiment, persévéraient dans la prière avec les saintes femmes, avec Marie, mère de Jésus, et ses proche parents (Ac 1). Nous voyons, par cette union, combien leur prière était sincère, persévérante et efficace. Dieu qui réunit dans la même maison les frères dont les sentiments sont unanimes, n’ouvre les portes de la demeure éternelle qu’à ceux dont les cœurs s’unissent dans la prière. Que vous dire, mes frères bien-aimés, des mystères de l’oraison dominicale? Qu’ils sont nombreux, qu’ils sont grands, qu’ils sont féconds en grâces spirituelles, quoique résumés en peu de mots! Tout ce que vous trouvez dans les autres prières est renfermé dans cette céleste formule.

 

 

SAMEDI 30 JANVIER

   PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

◊ Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

 

◊ Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

 

◊ Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51)

 

 

        Pour le texte biblique, vous pouvez consulter le Site portsaintnicolas.