Is 22,15-25 ; Is 42,1-7 ; Is 49,9 ; Ps 2 ; Ps 110 ;
Mt 11,4-5 ; Mt 16,18-19 ; Mt 28,16-20 ;
Jn 1,14-18 ; Jn 10,7-10 ; Jn 12,31-36 ; Jn 20,23 ; Ap 1,18 ; Ap 3,7-11
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Is 22,15-25 ; Is 42,1-7 ; Is 49,9 ; Ps 2 ; Ps 110 ;
Mt 11,4-5 ; Mt 16,18-19 ; Mt 28,16-20 ;
Jn 1,14-18 ; Jn 10,7-10 ; Jn 12,31-36 ; Jn 20,23 ; Ap 1,18 ; Ap 3,7-11
Is 11,1-13 ; Is 52,13 – 53,2
Ha 2,1-4 ; Jn 3,13-21 ; Ep 2,17-22 ; He 10,32 – 11,3
Ex 3,1-15 ; Ex 6,3-6 ; Ex 20,1-21
Ps 118,13-15 ; Sg 10,15-21 ; Jn 20,26-28
O SAPIENTIA : O Sagesse (17 décembre)
O ADONAÏ : O Adonaï (18 décembre)
O RADIX JESSE : O Racine de Jessé (19 décembre)
O CLAVIS DAVID : O Clef de la Maison de David (20 décembre)
O ORIENS : O Soleil levant (21 décembre)
O REX GENTIUM : O Roi des
nations (22 décembre)
O EMMANUEL : O Emmanuel (23 décembre)
Chaque jour de cette semaine, nous proposons sur le blog des références bibliques liées à ces antiennes. Si vous en avez la possibilité et le désir, vous pouvez choisir de vivre votre lectio divina avec ces références, durant cette grande semaine préparatoire à la Nativité du Seigneur.
"Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur. Viens nous sauver !"
Si certains veulent vivre leur lectio divina d'une manière particulière en ces jours, à condition évidemment de pouvoir prendre du temps pour cela, nous proposons quelques références bibliques
qui ont nourri le contenu de l'antienne du jour :
Si 24,1-22 ; Sg 7,22 – 8,8 ; Sg 9,1-11 ;
Jn 1,1-5 ; 1 R 3,10-13 ; Rm 11,33-36 ; 1 Co 2,6-13
Nous nous apprêtons, avec le début du Temps de l'Avent, à entrer dans une nouvelle année liturgique. Ce peut être l'occasion, en nous appuyant sur la grâce propre de ces moments de "commencements" de renouveler ou d'approfondir encore notre dialogue avec le Christ dans la lecture priante et quotidienne de la Parole de Dieu.
Pour accompagner ce début d'une nouvelle année de grâce avec le Christ, nous vous proposons les paragraphes de la dernière exhortation du Saint Père consacrés à la lectio divina.
La lecture orante de la Sainte Écriture et la ‘Lectio divina’
86. Le Synode a insisté à plusieurs reprises sur l’exigence d’une approche priante du texte sacré comme élément fondamental de la vie spirituelle de tout croyant, dans les divers ministères et états de vie, en se référant notamment à la Lectio divina. La Parole de Dieu est, en effet, à la base de toute spiritualité chrétienne authentique. Les Pères synodaux se sont ainsi mis en syntonie avec ce qu’affirme la Constitution dogmatique Dei Verbum : « Que les fidèles (...) approchent de tout leur cœur le texte sacré lui-même, soit par la sainte liturgie, qui est remplie des paroles divines, soit par une pieuse lecture, soit par des cours faits pour cela ou par d’autres méthodes qui, avec l’approbation et le soin qu’en prennent les Pasteurs de l’Église, se répandent de manière louable partout de notre temps. Mais la prière – qu’on se le rappelle – doit accompagner la lecture de la Sainte Écriture ». La réflexion conciliaire entendait reprendre la grande Tradition patristique qui a toujours recommandé d’approcher l’Écriture en établissant un dialogue avec Dieu. Comme le dit saint Augustin : « Ta prière est ta parole adressée à Dieu. Quand tu lis, c’est Dieu qui te parle ; quand tu pries, c’est toi qui parles avec Dieu». Ori- gène, l’un des maîtres de cette lecture de la Bible, soutient que l’intelligence des Écritures demande, plus encore que l’étude, l’intimité avec le Christ et la prière. Il est convaincu, en effet, que la voie privilégiée pour connaître Dieu est l’amour, et que l’on n’acquiert pas une authentique scientia Christi sans s’éprendre de Lui. Dans la Lettre à Grégoire, le grand théologien d’Alexandrie recommande: «Applique-toi principalement à la lecture des divines Écritures: applique-toi bien à cela (...) En t’appliquant à les lire avec l’intention de croire et de plaire à Dieu, frappe, dans ta lecture, à la porte de ce qui est fermé, et il t’ouvrira, le portier dont Jésus a dit : “À celui-là le portier ouvre”. En t’ap- pliquant à cette divine lecture, cherche avec droi- ture et avec une confiance inébranlable en Dieu le sens des divins Écrits, caché au grand nombre. Ne te contente pas de frapper et de chercher, car il est absolument nécessaire de prier pour comprendre les choses divines. C’est pour nous y exhorter que le Sauveur a dit non seulement : “Frappez et l’on vous ouvrira” et “Cherchez et vous trouverez”, mais aussi : “Demandez et l’on vous donnera” ».
Toutefois, à ce propos, il faut éviter le risque d’une approche individualiste, en se rappelant que la Parole de Dieu nous est précisément donnée pour construire la communion, pour nous unir dans la vérité durant notre marche vers Dieu. C’est une Parole qui s’adresse à chacun personnellement, mais c’est aussi une Parole qui construit la com- munauté, qui construit l’Église. C’est pourquoi le texte sacré doit toujours être abordé dans la communion ecclésiale. En effet, « il est très important d’effectuer une lecture communautaire (...), car le sujet vivant de l’Écriture Sainte c’est le Peuple de Dieu, c’est l’Église. (...) L’Écriture n’appartient pas au passé, car son sujet, le Peuple de Dieu inspiré par Dieu lui-même, est toujours le même, et la Parole est donc toujours vivante dans le sujet vivant. C’est pourquoi il est important de lire l’Écriture Sainte et d’entendre l’Écriture Sainte dans la communion de l’Église, c’est-à-dire avec tous les grands témoins de cette Parole, en commençant par les premiers Pères jusqu’aux saints d’aujourd’hui, jusqu’au Magistère actuel ».
Par conséquent, dans la lecture orante de l’Écriture Sainte, le lieu privilégié est la liturgie, l’Eucharistie en particulier, durant laquelle, en célébrant le Corps et le Sang du Christ présent dans le Sacrement, se rend présente parmi nous la Parole elle-même. En un certain sens, la lecture priante, personnelle et communautaire, doit tou- jours être vécue en relation avec la célébration eucharistique. Comme l’adoration eucharistique prépare, accompagne et continue la célébration eucharistique, de même la lecture priante, per- sonnelle et communautaire, prépare, accompagne et approfondit ce que l’Église célèbre en proclamant la Parole, dans le cadre liturgique. En mettant en aussi étroite relation Lectio et liturgie, on peut mieux saisir les critères qui doivent guider cette lecture dans le contexte de la pastorale et de la vie spirituelle du Peuple de Dieu.
87. Dans les documents qui ont préparé et accompagné le Synode, on a parlé de diverses mé- thodes pour approcher avec fruit et dans la foi les Écritures Saintes. Toutefois, l’attention la plus grande a été portée sur la Lectio divina, qui «est capable d’ouvrir au fidèle le trésor de la Parole de Dieu, et de provoquer ainsi la rencontre avec le Christ, Parole divine vivante.». Je voudrais rappeler brièvement ici ses étapes fondamentales : elle s’ouvre par la lecture (lectio) du texte qui pro- voque une question portant sur la connaissance authentique de son contenu: que dit en soi le texte biblique ? Sans cette étape, le texte risquerait de de- venir seulement un prétexte pour ne jamais sortir de nos pensées. S’en suit la méditation (meditatio) qui pose la question suivante: que nous dit le texte biblique ? Ici, chacun personnellement, mais aussi en tant que réalité communautaire, doit se laisser toucher et remettre en question, car il ne s’agit pas de considérer des paroles prononcées dans le passé mais dans le présent. L’on arrive ainsi à la prière (oratio) qui suppose cette autre question : que disons-nous au Seigneur en réponse à sa Parole? La prière comme requête, intercession, action de grâce et louange, est la première manière par la- quelle la Parole nous transforme. Enfin, la Lectio divina se termine par la contemplation (contemplatio), au cours de laquelle nous adoptons, comme don de Dieu, le même regard que lui pour juger la réalité, et nous nous demandons: quelle conversion de l’esprit, du cœur et de la vie le Seigneur nous demande- t-il ? Saint Paul, dans la Lettre aux Romains affirme : «Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est ca- pable de lui plaire, ce qui est parfait» (12, 2). La contemplation, en effet, tend à créer en nous une vision sapientielle de la réalité, conforme à Dieu, et à former en nous «la pensée du Christ» (1 Co 2, 16). La Parole de Dieu se présente ici comme un critère de discernement : « elle est vivante, (...) énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l’âme, jusqu’aux jointures et jusqu’aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4, 12). Il est bon, ensuite, de rappeler que la Lectio divina ne s’achève pas dans sa dynamique tant qu’elle ne débouche pas dans l’action (actio), qui porte l’exis- tence croyante à se faire don pour les autres dans la charité.
Ces étapes se trouvent synthétisées et résu- mées de manière sublime dans la figure de la Mère de Dieu, modèle pour tous les fidèles de l’accueil docile de la Parole divine. Elle «conservait avec soin toutes ces choses, en les méditant dans son cœur » (Lc 2, 19 ; cf. 2, 51), elle savait trouver le lien profond qui unit les événements, les faits et les réalités, apparem- ment disjoints, dans le grand dessein de Dieu.
Je voudrais rappeler en outre ce qui a été re- commandé durant le Synode en ce qui concerne l’importance de la lecture personnelle de l’Écri- ture, aussi comme pratique pénitentielle, qui prévoit la possibilité, selon les dispositions habi- tuelles de l’Église, d’acquérir l’indulgence, pour soi ou pour les défunts. La pratique de l’indul- gence299 implique la doctrine des mérites infinis du Christ – que l’Église, comme Ministre de la Rédemption, dispense et applique, mais implique également celle de la communion des saints et nous dit «combien nous sommes unis intime- ment dans le Christ les uns avec les autres et com- bien la vie surnaturelle de chacun peut bénéficier aux autres».300 Dans cette perspective, la lecture de la Parole de Dieu nous soutient dans notre iti- néraire de pénitence et de conversion, nous per- met d’approfondir le sens de notre appartenance ecclésiale et nous soutient dans une familiarité plus grande avec Dieu. Comme l’affirmait saint Ambroise: lorsque nous prenons en main avec foi les Écritures Saintes et les lisons avec l’Église, l’homme revient se promener avec Dieu dans le paradis.
Nous vous souhaitons une très bonne Nouvelle Année liturgique.
La lectio divina de ce jour (Is 57,3-13) est une invitation à la conversion, et surtout une dénonciation très vive de ce qu'on appelait à l'époque l'idolâtrie et qui correspond aujourd'hui à toutes les formes de superstitions. Is 57, 12-13 précise qu'elles ne procurent aucun profit et invite à se confier dans le Seigneur.
Durant cette dernière semaine de l'année liturgique que nous commençons aujourd'hui nous vous proposons sur ce blog quelques extraits de la récente exhortation apostolique de Benoît XVI sur la Parole de Dieu. Pour aujourd'hui, ce sera un extrait du paragraphe 124 :
e) La Parole de Dieu, le mariage et la famille
85. Le Synode a éprouvé la nécessité de souligner aussi le rapport entre la Parole de Dieu, le mariage et la famille chrétienne. En effet, « en annonçant la Parole de Dieu, l’Église révèle à la famille chrétienne sa véritable identité, autrement dit ce qu’elle est et ce qu’elle doit être selon le dessein du Seigneur ». Il faut donc ne jamais perdre de vue que la Parole de Dieu est à l’origine du mariage (cf. Gn 2, 24) et que Jésus lui-même a voulu inclure le mariage parmi les institutions de son Royaume (cf. Mt 19, 4-8), faisant un Sacrement de ce qui était inscrit à l’origine dans la nature humaine. « Dans la célébration sacramentelle, l’homme et la femme prononcent une parole prophétique de don mutuel, d’être “une seule chair”, signe du Mystère de l’union du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 31-32)». La fidélité à la Parole de Dieu amène également à constater qu’aujourd’hui cette institution est attaquée sous de nombreux aspects par la mentalité ambiante. Face au désordre général des sentiments et à l’apparition de modes de pensée qui banalisent le corps humain et la différence sexuelle, la Parole de Dieu réaffirme la bonté originelle de l’être humain, créé homme et femme, et appelé à l’amour fidèle, réciproque et fécond.
Du grand Mystère nuptial, provient une incontournable responsabilité des parents à l’égard de leurs enfants. En effet, c’est à la paternité et à la maternité vécues de façon authentique qu’il revient de communiquer et de témoigner du sens de la vie dans le Christ: à travers leur fidélité et l’unité de la vie de famille, les époux sont pour leurs enfants les premiers messagers de la Parole de Dieu. La communauté ecclésiale doit les soutenir et les aider à développer la prière en famille, l’écoute de la Parole et la connaissance de la Bible. C’est pourquoi le Synode souhaite que chaque foyer ait sa Bible et la conserve dignement, afin de pouvoir la lire et l’utiliser dans la prière. L’aide nécessaire peut être fournie par les prêtres, les diacres ou les laïcs bien préparés. Le Synode a recommandé aussi la création de petites communautés composées de familles, où l’on pratique la prière et la méditation commune de passages choisis des Écritures. Que les époux se rappellent, en outre, « que la Parole de Dieu est aussi un précieux soutien dans les difficultés de la vie conjugale et familiale ».
Dans ce contexte, je désire souligner encore ce que le Synode a recommandé au sujet de la tâche des femmes à l’égard de la Parole de Dieu. La contribution du « génie féminin » – comme l’appelait le Pape Jean-Paul II, – à la connaissance de l’Écriture et à la vie entière de l’Église, est plus grande aujourd’hui que par le passé et touche aussi dé- sormais le domaine des études bibliques elles-mêmes. Le Synode s’est arrêté en particulier sur le rôle indispensable des femmes dans la famille et dans l’éducation, dans la catéchèse, dans la transmission des valeurs. En effet, elles « savent susciter l’écoute de la Parole, la relation personnelle avec Dieu et transmettre le sens du pardon et du partage évangélique », comme elles savent aussi être porteuses d’amour, modèles de miséricorde et artisans de paix, communicatrices de chaleur et d’humanité dans un monde qui, trop souvent, juge les personnes selon les critères froids de l’exploitation et du profit.
"Mon salut est près d'arriver
et ma justice de se révéler" (Is 56,1)
C'est sur cette perspective que s'ouvre la troisième partie du Livre d'Isaïe. Les chapitres 56 à 66 sont composés d'oracles qui méditent sur le salut qui est donné, mais qui doit encore être accueilli dans les coeurs, pour que les croyants vivent conformément à ce salut.
Le nouveau parcours de lectio divina que nous commençons aujourd'hui nous accompagnera durant tout le temps de l'Avent (proche maintenant) et durant le temps de Noël. La Parole de Dieu dans le texte d'Isaïe nous aidera à vivre ces temps liturgiques forts en restant "fermement attachés à l'alliance du Seigneur" (Is 56, 6).
Durant cette dernière semaine de l'année liturgique que nous commençons aujourd'hui nous vous proposons sur ce blog quelques extraits de la récente exhortation apostolique de Benoît XVI sur la Parole de Dieu. Pour ce soir, ce sera un extrait du paragraphe 124 :
Que chacune de nos journées soit façonnée par la rencontre renouvelée du Christ, le Verbe du Père fait chair : il est à l’origine et à la fin et « tout subsiste en lui » (Col 1, 17). Faisons silence pour écouter la Parole du Seigneur et pour la médi- ter, afin que, par l’action efficace de l’Esprit Saint, elle continue à demeurer, à vivre et à nous parler tous les jours de notre vie. De cette façon, l’Église se renouvelle et rajeunit grâce à la Parole du Seigneur qui demeure éternellement (cf. 1 P 1, 25; Is 40, 8). Ainsi, nous pourrons nous aussi entrer dans le grand dialogue nuptial par lequel se clôt l’Écriture Sainte: «L’Esprit et l’Épouse disent: ‘Viens!’ [...] Celui qui témoigne de tout cela déclare: ‘Oui, je viens sans tarder.’ – Amen! Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 17.20).
COMMENT VIVRE CETTE PREMIÈRE ÉTAPE : LA LECTURE PRIANTE DU TEXTE
Ceux qui ont commencé il y a peu à vivre la lectio divina quotidienne ont pu être surpris de ne plus voir, pour ces quatre jours, les références
complémentaires. C'est à dessein que nous vous proposons, dans un premier temps, une lecture simple et continue du texte biblique choisi, en l'occurrence le Livre de Jonas. Dans
quelques jours, vous retrouverez la seconde et la troisième lecture proposée de ce texte accompagnées par des lectures complémentaires.
Nous vous signalons que le Saint Père Benoît XVI vient de publier une très riche lettre apostolique (à la suite du Synode romain) sur la Parole de Dieu. Il y encourage notamment la lectio divina en soulignant qu'il ne s'agit pas d'une prière individuelle. Elle est à la fois personnelle au quotidien et elle s'épanouit dans l'accueil communautaire de la Parole de Dieu.
Nous aurons l'occasion d'y revenir. Vous pouvez déjà lire cette lettre.
Si le lien précédent ne fonctionne pas, vous pouvez essayer celui-ci.
Sainte lectio divina
Nous commençons aujourd'hui l'approfondissement de ce livre de Jonas que nous avons déjà reçu ces derniers jours en lecture continue. Nous restons en effet désormais deux jours sur le même passage, pour que cette Parole déjà lue, nous puissions la méditer et la prier.
Pour accompagner cet accueil fidèle et persévérant de la Parole de Dieu, nous vous proposons un extrait d'une homélie de saint Baudouin de Ford :
"Vivante est la parole de Dieu, efficace, et plus acérée qu'une épée à deux tranchants. La puissance et la sagesse que renferme la parole de Dieu se manifestent dans ce passage à ceux qui cherchent le Christ, lui-même :Verbe, puissance et sagesse de Dieu. Le Verbe, de même éternité que le Père, et avec lui dès le principe, s'est révélé aux Apôtres à l'époque fixée par lui. Ensuite les Apôtres l'ont annoncé au monde, et la foi des peuples croyants l'a reçu en toute humilité. Il est donc le Verbe auprès du Père, le Verbe en la bouche des Apôtres, le Verbe en nos coeurs. Et cette parole de Dieu est vivante, puisque le Père lui a donné d'avoir en elle la vie, comme le Père a la vie en lui-même. Aussi n'est-elle pas seulement une parole vivante, mais elle est la vie. C'est ainsi que le Christ se présente lui-même : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Puisqu'il est vivant, puisqu'il est la vie elle-même, il est également force de vie : Comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, de même le Fils donne la vie à qui il veut. Donateur de vie, il l'est assurément quand il appelle un mort et le fait sortir du tombeau en lui disant: Lazare, vient dehors! Quand on prêche cette Parole, elle donne par cette prédication, à la parole extérieurement audible, la puissance même de sa parole intérieurement perçue. Dès lors, les morts ressuscitent et ce témoignage fait surgir de nouveaux fils d'Abraham. Elle est donc vivante, cette Parole, vivante dans le coeur du Père, vivante sur les lèvres du prédicateur, et vivante dans les coeurs, remplis de foi et d'amour. Et puisque c'est une Parole vivante, nul doute qu'elle ne soit aussi efficace. Elle agit dans la création du monde, dans son gouvernement et dans sa rédemption. Où trouver plus grande efficacité? puissance plus éclatante? Qui dira les merveilles du Seigneur? Qui fera entendre toute sa gloire? L'efficacité de la Parole se manifeste dans ses oeuvres, elle se manifeste aussi dans la prédication. Car elle ne revient jamais sans effet, mais elle est source de progrès en toute créature à laquelle elle est envoyée. La Parole est donc efficace, et plus pénétrante qu'une épée à deux tranchants, quand elle est reçue avec foi et amour. En effet, qu'y a-t-il d'impossible pour celui qui croit? Et qu'y a-t-il de rigoureux pour celui qui aime? Quand s'élève la voix du Verbe, elle s'enfonce dans le coeur comme des flèches de combat qui déchirent, comme des clous fichés profondément, et elle pénètre si loin qu'elle atteint le fond le plus secret. Oui, cette Parole pénètre plus loin qu'une épée à deux tranchants, car il n'est pas de puissance ni de force qui puisse porter de coups aussi sensibles, et l'esprit humain ne peut concevoir de pointe aussi subtile et pénétrante. Toute la sagesse humaine, toute la délicatesse du savoir naturel sont loin d'atteindre son acuité".
Sainte lectio divina.
"Dieu vit ce qu'ils faisaient pour se détourner de leur conduite mauvaise" (Jon 3, 10)
Notre Dieu entend notre cri de détresse (Jon 2,3), il voit nos efforts de conversion. Le Livre de Jonas nous révèle un Dieu pour qui l'homme a du prix, un Dieu qui nous aime au point d'être constamment préoccupé de de notre salut, de notre vrai bonheur.
Une belle homélie du IIe siècle médite sur cette Miséricorde de notre Seigneur :
Que donnerions-nous en retour au Seigneur ? Quel fruit qui soit digne de celui qu'il nous a donné? Quelle dette nous avons envers lui! Il nous a gratifiés de la
lumière, comme un père il nous a déclarés ses fils, il nous a sauvés quand nous périssions. Quelle louange assez grande pourrions-nous lui donner? Comment le payer de retour pour toutes ses
largesses? Notre esprit était si débile que nous adorions des pierres, du bois, de l'or, de l'argent et du bronze façonnés par les hommes, et toute notre vie n'était rien d'autre qu'une mort.
Nous étions donc plongés dans l'aveuglement, notre vue était remplie de ténèbres, et voilà que nous avons retrouvé la vue, nous avons écarté, par son bon vouloir, le nuage qui nous
enveloppait.
Car il a eu pitié de nous, sa tendresse s'est émue et il nous a sauvés, lorsqu'il a vu que nous étions dans l'égarement, que nous allions à notre perte et que nous n'avions aucun espoir d'être
sauvés en dehors de lui. Car il nous a appelés alors que nous n'existions pas et il a voulu nous faire passer du néant à l'être !
Il est dit, dans un passage de l'Écriture : Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs . Cela signifie que le Seigneur cherche ceux qui se
perdent, voilà ceux qu'il faut sauver. C'est en effet une oeuvre grande et admirable d'affermir non pas les édifices solides, mais ceux qui s'écroulent. C'est ainsi que le Christ a
voulu sauver ce qui était perdu , et qu'il a été le salut de beaucoup, lui qui est venu et qui nous a appelés alors que déjà nous étions perdus.